Guy Roux, 66 ans, a annoncé dimanche qu’il arrêtait sa carrière d’entraîneur. Interrogé samedi à la fin du match, il avait déjà laissé entendre qu’il prendrait sa retraite. « Après une victoire comme celle-là, on a envie de continuer pendant 20 ans et de gagner encore quatre Coupes de France. Mais là, il faudrait inventer de nouvelles pilules pour ça… « , avait-il dit. L’AJ Auxerre, en remportant sa quatrième Coupe de France, a sauvé une saison marathon qui l’a vue alterner le bon et le moins bon. Sans avoir bradé aucun objectif depuis août dernier, que ce soit le Championnat, la Coupe de l’UEFA, la Coupe de la Ligue ou la Coupe de France, Auxerre a disputé, en tout, 60 matches à l’issue desquels, il a tout de même failli rentrer bredouille. Suite à une première partie de Championnat brillante, les joueurs de Guy Roux se sont effondrés après la trêve, achevant la saison de L1 à une décevante huitième place, insuffisante en elle-même pour retrouver l’Europe. En Coupe de l’UEFA et Coupe de la Ligue, les Bourguignons n’ont été éliminés qu’en quarts de finale, respectivement par le CSKA Moscou, futur lauréat de l’épreuve et par Caen. Mais, récompense de tous leurs efforts, la Coupe de France est venue couronner le plus long exercice de leur histoire. Auxerre sera de nouveau européen la saison prochaine. Il s’en est pourtant fallu de très peu : à chaque tour dans cette compétition, Auxerre, qui n’a éliminé qu’un seul club de son niveau (le Paris SG en 8e de finale, 3-2), l’a emporté sur des scores serrés. La finale n’a pas dérogé à la règle et les Bourguignons ne sont venus à bout de Sedan qu’à l’ultime seconde des arrêts de jeu sur un but de Kalou (2-1, 90+3). « On a rencontré un adversaire valeureux, qui a joué au-dessus de son niveau habituel, au-dessus du niveau de L2, constatait un Guy Roux plus volubile que jamais. Cela nous a posé de gros problèmes mais comme toujours, cette saison, on a joué jusqu’à la dernière minute et on a été récompensé. » « En dehors du contexte, c’est mérité après tout le travail accompli cette saison, reprenait le technicien auxerrois. On a fait la saison la plus pleine de toutes celles de l’AJA, moins brillante qu’en 1996 mais plus complète. « Le capitaine bourguignon, Yann Lachuer, mettait lui, aussi, l’accent sur la durée inhabituelle de l’exercice 2004-2005 : « Cette année on a beaucoup voyagé et on a aussi fait beaucoup de kilomètres sur le terrain. C’est beau de décrocher cette Coupe pour finir ».
