L’état catastrophique dans lequel se débat depuis bien longtemps leur commune est dû, selon eux, à la mauvaise gestion des élus précédents, qui n’ont pas su régler les nombreux problèmes auxquels ils étaient confrontés.
C’est ainsi qu’ils harcèlent les candidats actuels représentant les partis en lice à la tête de l’APC, profitant des divers meetings qui se déroulent actuellement dans les villages les plus peuplées de la commune : Tikboucht, Tighilt n’Seksou, Tifihisine, Slim, … sans oublier bien sûr, Haizer centre.
Les questions qui reviennent le plus souvent chez les citoyens ont trait au manque d’eau, à l’état des routes, à l’aménagement du chef-lieu de la commune, aux coupures fréquentes d’électricité, au gaz de ville…En ce qui concerne le problème de l’eau, il y’a lieu de souligner la nécessité de rénover les conduites existantes qui datent de l’ère coloniale et à l’origine de nombreuses maladies hydriques.
A Haizer, beaucoup de cas relevant de ces maladies sont recensés chaque année, et de nombreux décès de ce type de maladies sont enregistrées.
Afin d’avoir plus d’informations sur les préparatifs d’avenir de la commune, nous avons contacté un citoyen de Haizer, cadre à la wilaya de Bouira, en l’occurrence, Ali Sadoune, lequel nous a brassé un état des lieux peu reluisant. Il nous explique, à cet égard que, conscient des réalités de cette commune, il avait auparavant activé dans les rangs d’un parti (que nous ne nommerons pas ici) pour contribuer un tant soit peu à la résolution des problèmes posés, mais que, déçu par l’inertie de ce parti, il l’a quitté en ayant des intentions sincères de se ranger, de concert avec certains travailleurs de la wilaya de Bouira, eux aussi natifs de Haizer, au sein d’un parti n’ayant jamais pris part à la gestion de la commune, afin d’aider à apporter quelques solutions qui se posent dans cette localité.
Ce parti, le FNA, est selon lui le plus apte à résoudre les problèmes des citoyens — de personnes intègres — décides à agir et à mettre fin au désespoir de la population locale.
Ainsi Ali Tartag, Ahmed Ferroum, Akli Karou, Belkacem Zidani, et beaucoup d’autres, confirment les propos de M. Sadoune Ali, en disant que : « Haizer se trouve privée de tous ses droits pendant des années. Aujourd’hui, il faut que cela cesse ! ».
Pour leur part, M Ahmed Arhab, tête de liste du FNA, et Chabane Arhab affirment : « On est privés du minimum : l’eau, alors que Haizer dispose de grandes potentialités hydriques, pourtant, on continue de s’approvisionner au moyen des citernes. Nous importons nos propres richesses ! » Djamel Hocine, Ahmed Amiri, Akli Rachid, Ali Arhab, sont également en colère et signalent que : « nous serons là, le 29 novembre afin que Haizer retrouve sa crédibilité, et en ses fils la confiance et le vouloir-vivre… »
Ces personnes à qui nous avons pu tirer ces quelques propos, sont en fait le reflet de la majorité des citoyens de Haizer et confirment la grande colère qui les anime, ainsi que leur espoir en une nouvelle vie.
M. Sadoune Ali continue sur sa lancée : « Moi, j’ai perdu toute confiance en mon ancien parti alors, j’ai décidé de m’allier avec beaucoup d’autres, pour militer au sein d’un nouveau parti, le FNA, qui place au premier rang l’intérêt du citoyen. D’ailleurs, dans son programme d’action, il n’y a pas une ligne à travers laquelle, on ne parle pas du droit des citoyens ».
De cet entretien, il ressort que la population aspire à se libérer définitivement de la tutelle dite des grands partis et de rompre définitivement avec leur gestion catastrophique des affaires publiques et se consacrer à redonner l’espoir à Haizer, par la rénovation des conduites d’eau, l’aménagement du chef-lieu de la commune, la réalisation de travaux d’assainissement, partout y compris dans les villages les plus éloignés, accélérer l’arrivée du gaz de ville, améliorer l’état des routes, etc…
En résumé, il y’a une nécessité vitale de redorer le blason de la commune et de lui rendre son visage de marque de lieu touristique. Les élections communales prochaines sont l’occasion de rendre l’espoir à une population lasse d’être prise en otage par des gens sans scrupule et de mettre fin à l’anarchie environnante.
H. Yaddadene
