Les partis en panne

Cette fois-ci, et à huit jours du scrutin, rien, absolument rien,n’indique que nous sommes en pleine campagne électorale. Les quelques affiches portant les noms et les photos des candidats ont été presque toutes arrachées. Le même contrat est relevé dans les 67 communes que compte la wilaya. Hormis l’indifférence des citoyens, aucune autre raison ne peut expliquer la froideur des partis politiques, notamment les principaux; le FFS, le RCD, le FLN et le RND. Pour l’instant, il n’a été enregistré que la visite d’un seul chef de parti, à savoir Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Ressemblent national démocratique. Louza Hanoun, N°1 du parti des Travailleurs est attendue pour aujourd’hui mercredi à 14 h à la Maison de la culture  » Mouloud Mammeri ». Tandis-que Bouguerra Soltani, a effectué une sortie à Ouadhia, qui rassemble à tout point de vue à une incursion plus qu’à un meeting de campagne. Les responsables des trois autres principaux partis, le FFS, le FLN et RCD ne se sont pas encore fait annoncer. Du temps où le RCD était un grand parti en kabylie, son président animait ses meetings au stade Oukil Ramdane devant des milliers de personnes. Une chose qui est désormais inenvisageable actuellement vu l’affaiblissement du parti en matière d’effectifs et de cadres. D’ailleurs, des sources proches du RCD, on a appris que le président de cette formation ne prévoit pas de meeting dan la ville des Genêts. Saïd Sadi qui boycotte ainsi Tizi-Ouzou a opté pour un meeting « régional » à Bouira, auquel seront conviés les militants des trois wilayas Bgayet, Tizi-Ouzou et Bouira. Ne sont plus à l’ordre du jour les tournées de proximité dans plusieurs communes car Saîd Sadi sait qu’il ne trouvera plus l’accueil enthousiaste auquel il était habitué du temps où il était bien entouré localement. Ce n’est pas seulement le RCD qui a du mal à mener une campagne électorale digne de ce nom. Le FFS aussi est en butte à d’énormes difficultés suite au branle bas de combat ayant succédé à l’établissment des listes des candidats. C’est pourquoi, la seule sortie de son premier secrétaire Karim Tabou n’est annoncé qu’à Draâ Ben-Khedda après un premier meeting timide et chahuté, à Boghni. Le parti de Hocine Aït Ahmed qui a les rênes de l’APW depuis 1997 risque d’être surpris cette fois-ci à cause du départ d’un nombre important de ses éléments clés. Ces derniers ont entraîné avec eux des centaines de sympathisants et de votants potentiels.

Le FLN et le et le RND sont deux partis en train de renaître de leurs cendes. Il peuvent bien créer la surprise dans la mesure où leurs têtes de liste, particulièrement à l’APW ont des profils avantageux à l’image de Mohamed Métahri, enseignant à la faculté des sciences économiques ( tête de liste FLN-APW) mais surtout Akli Ben Medjber RND, titulaire d’une moisson de titres universitaires, notamment une licence en sciences appliquées, ingeniorat en électronique et un master en gestion des entreprises. Celui-ci a occupé plusieurs postes de responsabilité comme celui de directeur de la comtex de Draâ Ben-Khedda, P-DG de l’Enel de Fréha. Actuellement en retraite, il est consultant.

Aomar Mohellebi