Pour la pérennité de ces genres musicaux

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Cette manifestation est une occasion d’échange entre les pays pratiquant ce genre musical afin d’avoir une meilleure connaissance sur les nouveautés et l’évolution de la musique andalouse et les musiques anciennes.

Outre, le commissaire général de ce festival, M. Rachid Guerbas considère ce festival comme étant une occasion pour notre pays ainsi que pour les pays participants de découvrir cette magnifique diversité des expressions artistiques, « toutes ces richesses laissent rêveur et attendent patiemment le génie qui a su par le passé faire fi de toutes les barrières et donner corps et âme à la majestueuse nouba. qui a su faire tonner la symphonie, magnifier le quatuor et jusqu’à l’extrême plainte faire murmurer le trio” a-t-il déclaré tout en ajoutant que « magie et mystère du souffle du Sud, générosité du geste et ampleur racée des Hauts plateaux, bouillonnement du Centre, et de toutes ces palettes que notre Algérie sait offrir, il saura féconder ce continent musical comme il saura surprendre et émerveiller nos récalcitrantes oreilles et faire jaillir à nouveau une musique nouvelle et ancienne à la fois, un air qui se jouera malicieusement de nos surannés étiquetages » entre autres, le commissaire de ce festival a encouragé la présence des associations tout en remerciant au passage les créateurs : “Merci d’avoir créé les trois ensembles régionaux garant de la richesse stylistique des trois pôles de résistance andalousienne (l’école de Tlemcen, Alger et Constantine). Il fallait beaucoup de courage, de persévérance et de l’anticipation pour penser à la création de l’ensemble Algérie national de musique andalouse (ENAMA) et lui assigner la mission de transversalité qui met en évidence cette source commune qui nous permet de voyager au-delà des petites et grandes frontières”. C’est ainsi, qu’après une première résidence artistique algéro-marocaine qui a débouché sur le concert de clôture du XIXe congrès de la musique arabe à Alger et une présence très remarquée au Festival de Volubilis à Meknès, nous élargissons avec bonheur cette expérience avec nos frères tunisiens.

“A cet effet, nous donnons rendez-vous le 13 décembre pour rendre un hommage à deux grandes personnalités musicales maghrébines (Cheikh Ahmed Piro et Cheikh Zerrouk Mokdad)” a révélé M. Guerbas.

Par ailleurs, et pour ce qui est de l’animation des activités de ce festival, la chanteuse Nadia Ben Youcef animera la soirée d’ouverture de cet événement culturel en compagnie de l’ensemble régional d’Alger et sera suivie de l’artiste iranien Hassan Tabar qui offrira au public un programme de musique persane.

Les concerts, prévus à la salle Ibn-Zeydoun (Riadh El-Feth) à partir de 20h, seront animés par des artistes étrangers et nationaux. Le festival verra la participation de l’ensemble de musique arabe de l’Opéra du Caire (Egypte), le quartet spécialisé dans la musique crétoise, Ross Daly, l’artiste irakien Nasser Shamma, « Jawq El Qirawani » (Tunisie), « Chabab El Andalous » de Rabat (Maroc) et le groupe de musique de la renaissance et du baroque « Orphéon ». Les associations nationales de musique andalouse « Gharnatia » et « Ahbab Larbi Ben Sari » (Tlemcen), « El Andalusia » (Constantine), « El Djenadia » (Boufarik) et « Errachidia » (Mascara), avec les ensembles régionaux de Constantine et d’Alger.

Le programme du festival comprend aussi trois conférences autour de différents thèmes en rapport avec la musique et la poésie andalouses. Ces rencontres, qui seront animées par des spécialistes de renom à l’Institut national supérieur de musique (INSM) (en face du Bastion 23) porteront sur les thèmes « Musiques maghrébines : Problèmes et perspectives », « La science occidentale et notre musique : Les rapports mitigés » et « Ibn Al Labbâna et Abû Bakrad Dânî: le symbole de l’amitié ».

D’autre part, des master-class qui regrouperont les étudiants de l’INSM avec des membres des associations marocaines et tunisiennes et du trio Chagar de France, font partie du programme tracé dans le cadre de ce festival. La soirée de clôture sera assurée par l’ensemble national algérien de musique andalouse et l’association « Chabab El Andalous » de Rabat, qui présenteront le fruit d’une résidence artistique.

Enfin, il est à noter que ce festival, pour sa seconde édition, se veut par son caractère international, un lieu de rencontre, d’échange et de partage grâce à une programmation relevée au profit du plus grand nombre de spectateurs, la volonté de donner à voir et à entendre, mais aussi à réfléchir et à agir pour assurer la pérennité de ces genres musicaux.

Kafia Aït Allouache

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