l La place appelée El Amel, ex-station des fourgons de transport des voyageurs, située à proximité de la cité des enseignants dans la commune de Souk El Tenine (Béjaïa), perd de son charme au fil des jours.
Lancée en grande pompe et avec l’apport plus que conséquent des autorités locales, cet espace ne remplit pas ses promesses et prête plutôt à un présage de décrépitude, compte tenu de l’état de cette esplanade qui laisse vraiment à désirer jour après jour : sol inondé, avaloirs obstrués, eaux stagnantes, ce qui donne au lieu une vue hideuse. La situation s’empire et les autorités communales, qui doivent prendre à bras-le-corps la gestion de ces espaces, semblent être inscrites au « abonnés absents ». « Au moment où le béton continue de faire son petit bonhomme de chemin pour venir inéluctablement à bout de toutes les surfaces agricoles dans peu de temps, le fait d’avoir pensé à réserver ces espaces verts ressort d’une véritable prise de conscience des autorités qui sont à saluer. Hélas ! L’état d’abandon dans lequel ils se trouvent constitue un crime contre Dame Nature », a témoigné un habitué des lieux.
A vue d’œil, l’enveloppe financière injectée pour la réalisation du projet semble très importante mais les suites qui lui ont été réservées constituent un véritable coup d’épée dans l’eau.
Qui est donc censé veiller sur la destination de ces enveloppes financières et comment peut-on évaluer la concrétisation desdits projets ?
Rabah Zerrouk
