Dans une déclaration rendue publique hier, la Coordination nationale des ports (CNP) lance un ultimatum aux pouvoirs publics de répondre à toutes ses questions avant la fin juin et de mettre un terme au processus de privatisation qu’ils comptent mettre en œuvre. Le cas échéant, la coordination se réserve » le droit de prendre toutes les mesures légales lui permettant de faire valoir ses justes et légitimes revendications ; journées de protestation et grèves « . Pour rappel, cette réaction des dix ports d’Algérie réunis récemment en session extraordinaire, s’est faite en réponse à la déclaration du chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, devant l’APN et dans laquelle » il a fait part de son intention de confier la gestion des ports à des opérateurs étrangers « . Une décision qu’ils considèrent » nulle et non avenue » en raison de la méthode » unilatérale « , dont a usé M. Ouyahia » sans consultation aucune des concernés « Suite à cette réunion, la CNP a réitéré sa position, maintes fois exprimée autour de son rejet catégorique de la privatisation des ports et de l’ouverture du capital des entreprises portuaires. La coordination des ports rappelle encore une fois ses convictions que » le domaine public portuaire est incessible et que l’état financier de toutes les entreprises portuaires est largement positif, reste inébranlable « , et s’est dit consciente du rôle stratégique que jouent les entreprises portuaires pour l’économie nationale et de la compétence de leurs travailleurs et dirigeants qui ont toujours fait preuve d’un savoir-faire appréciable.
H. Hayet
