Décharge en pleine ville

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Il y a deux ans de cela, se dressait, face au nouveau siège de la daïra, un édicule sous forme de grand bac en béton qui jouait le rôle de dépotoir de transit pour les ordures ménagères et les rebuts provenant des magasins du centre-ville d’El Hachimia. Ce dépotoir était régulièrement vidé par les éboueurs municipaux qui transportaient les produits vers une décharge située sur un terrain agricole.

On ne sait par quelle étrange ‘’inspiration’’, les services de la commune ont procédé à la démolition pure et simple du bac sans que le dépotoir sauvage soit transféré ailleurs. Il s’ensuivit alors un amoncellement anarchique d’ordures dont la surface gagne chaque jour du terrain. Pour les animaux errants (chiens et chats) et pour les ânes aussi qui ‘’stationnent’’ ici chaque mercredi, jour de marché, c’est la grande curée.

Cartons, sacs et sachets sont percés, éventrés, laissant se disperser le contenu à tout vent.

Les ordures y séjournent parfois plus de quarante-huit heures et émettent, surtout par journées chaudes, des odeurs pestilentielles se répandant dans les habitations limitrophes y compris dans le siège de la daïra, un immeuble flambant neuf. La station de transport, située à quelques mètres de la décharge, n’est pas non plus épargnée.

Outre les désagréments et les risques de santé encourus par les habitants du fait d’un tel état d’insalubrité flagrante, l’esthétique de la petite ville, chef-lieu de daïra, s’en trouve également affectée, d’autant plus que ce dépotoir est limitrophe du très fréquenté chemin de wilaya 127 qui dessert le sud-est du pays. Les nouvelles autorités municipales issues du vote du 29 novembre seront-elles en mesure d’honorer leurs engagements électoraux relatifs à la gestion de la ville et au cadre de vie du citoyen ?

Amar Naït Messaoud

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