Vingt-deux travailleurs titulaires, tous corps confondus exerçant dans le secteur de l’éduction de Bgayet sont privés d’un, voire de plusieurs, mois de salaires, injustement retenus depuis l’année 2002. Une première procédure de régularisation, initiée une année après par le centre payeur de Bgayet aurait buté sur une fin de non-recevoir du Trésor public. Celui-ci aurait subordonné tout déblocage de crédit à l’assentiment du ministère des Finances. Avec un sérieux monocal, les responsables du centre payeur ont invariablement assuré les travailleurs qui ont demandé après leur dû que « le problème sera réglé sous peu ». Promesses sans lendemains ! Les éducateurs lésés semblent d’ailleurs ne plus prêter foi à des discours lénifiants qui ne résistent pas à l’épreuve des faits. Les fonctionnaires de l’éducation qui imputent l’origine de ces retards à la centralisation des traitements entrée en vigueur en janvier 2002, estiment que leur problème n’aurait jamais traîné aussi longtemps — l’équivalent d’un quinquennat — s’il y avait une réelle volonté d’assainir la situation.
N. M.
