M’Chedallah Alors que tous les foyers de Thamourth Ouzemour sont raccordés – Le gaz n’arrive toujours pas à l’école du village

C’est en grande pompe que le réseau d’alimentation du gaz de ville de la localité de Thamourth Ouzemour a été inauguré par le wali, en présence de toutes les autorités locales, civiles, militaires et du mouvement associatif, en septembre 2010. Une cérémonie clôturée par un grand Couscous auquel ont été conviés tous les présents. Moins d’un mois plus tard, tous les raccordements individuels ont été menés à terme, une opération achevée avec l’arrivée des premières vagues de froid et qui a permis à nos concitoyens de Thamourth Ouzemour de passer leur premier hiver au chaud et d’en finir avec la pénible corvée de l’acheminement des bonbonnes de gaz butane, sur des chemins boueux et impraticables et dont le plus proche point de vente est situé à plus de 03 km. Les efforts de l’état et des pouvoirs publics locaux auraient été « Chaudement » applaudis si l’école primaire Moussi Amar, implantée en plein centre de cette localité et qui devait en toute logique bénéficier, en priorité de cette opération de branchement d’une nécessité absolue, en avait bénéficié. Cette école, fréquentée par des élèves en bas age dont la majorité est issue des couches sociales les plus défavorisées et par conséquent mal équipés pour affronter les rudes journées glaciales de cette saison, est l’unique bâtisse de Thamourth Ouzemour à ne pas être raccordée, jusqu’à présent, à ce réseau de gaz de ville, 06 mois sa mise en service. A noter qu’en plus du chauffage des classes qui pose problème en raison des fréquentes ruptures des stock de fioul, cet établissement du premier cycle est doté d’une cantine dont les fourneaux des cuisines fonctionnent encore au gaz butane et qu’un minimum d’une dizaine de bonbonnes par semaine est nécessaire pour assurer la préparation des rations alimentaires aux 200 élèves bénéficiaires. Se lancer dans des opérations ou des projets de développement et d’utilités publiques, c’est bien, le faire sans failles ni lacunes, c’est encore mieux. Espérons que l’APC de M’Chedallah s’empressera à remédier à cette lacune qui s’apparente à une négligence à l’encontre de cette école et des enfants qui la fréquentent.

Oulaid Soualah