l Elles sont de nouveau surpeuplés les routes des champs, particulièrement pendant les week-ends, où des familles entières vaquent à la récolte des olives, ce fruit sacré en Kabylie. Après la destruction des centaines d’oliviers par les fortes chutes de neige d’il y a 3 ans, ces arbres commencent à reprendre leur force, après une faible récolte les 2 dernières années : ça revient petit à petit. Cette baisse de la récolte a engendré la hausse du prix de l’huile qui tourne autour de 300 DA le litre, contraignant des ménages à se priver au maximum de ce produit combien vital.
Le beau temps est un facteur non négligeable en cette saison oléicole : on ne peut pas ramasser les olives par mauvais temps, on ne peut secouer l’arbre dans de telles conditions, à moins que l’on ne s’intéresse qu’à la récolte, pas à la survie des arbres. Par ailleurs, les familles attendent avec impatience le début des vacances d’hiver des écoles pour profiter de l’aide des enfants et même des fonctionnaires, et ce avant l’arrivé éventuelle de la neige. Un phénomène cependant cause du tort aux propriétaires des oliveraies : le vol des olives par des revendeurs, des enfants généralement, mais parfois des adultes. Ces pratiques étaient pourtant interdites par les comités des villages dans le passé et sont passibles d’amendes pour leurs auteurs et ceux qui rachètent ces olives. Seulement, on ne peut pas placer un gardien devant chaque arbre.
S. A.
