Elargissement de la RN 25, une urgence

Personne ne peut le nier : la RN 25 allant d’Aomar jusqu’au Pont noir est l’un des plus importants de la wilaya. Eu égard à son important trafic et son utilité, il est urgent de réfléchir au moyen de son élargissement.

Si le tronçon de la ville d’Aomar jusqu’à la frontière de Bouira et Tizi Ouzou (Col de Tizi Larbaâ) a subi de grands travaux (élargissements, ponts et bitumage), l’autre tronçon traversant toute la commune de Draâ El Mizan et d’Aït Yahia Moussa ne voit rien venir. En effet, à plusieurs reprises, il nous a été donné de voir des topographes en train d’en prendre les levés, mais en vain. On peut dire que non seulement il est toujours dans un état de délabrement, mais il constitue un danger en permanence en raison de son rétrécissement dans certains endroits et ses nombreux virages. D’ailleurs, il a été plusieurs fois le théâtre d’accidents mortels. Dernièrement, un semblant de réfection a été lancé sur l’axe de la commune de Draâ El Mizan à la sortie de la ville vers Tizi Ouzou, mais cela reste toujours insuffisant. Car, les usagers de la RN 25 n’attendent pas seulement la réfection du bitume, mais plutôt son élargissement. Cette importante route demande par ailleurs des travaux de grande qualité. Le tronçon refait a cédé au passage des véhicules de gros tonnage et aux eaux de pluie. La distance entre la pompe à essence et lieu-dit communément appelé « Les Gherbi », n’a pas tenu quelques jours après sa mise en service si bien que l’entreprise réalisatricae a été contrainte de procéder au décapage de la couche de bitume. Aujourd’hui, emprunter ce tronçon constitue un calvaire pour ses usagers. Si cet élargissement est évoqué, on ne peut que rappeler l’urgence d’une rocade en d’autres termes d’un évitement afin de désengorger le centre urbain qui souffre quotidiennement, notamment au passage des semi remorques et autres en engins qui transitent par la ville. Alors que les nids-de-poule apparaissent sur cette route dès que l’hiver est là. Enfin, il faudrait dire que pour éviter certains accidents, l’emplacement de parapets où des glissements vers la rivière reste une solution. D’ailleurs, ceux réalisés à Vouaâoud, près de Tamada Ali ont réduit le nombre de dérapage à cet endroit précis.

L’amélioration de l’état de la RN 25 et son érection au statut d’une route à trois voies est possible. Elle constitue un projet de désenclavement de cette zone pour la relier à l’autoroute est-ouest.

Amar Ouramdane