Ces tas de ferraille et ces « casses » agressant le regard et l’environnement

Les deux entrées Est et Sud de Draâ Ben Khedda sont pitoyables à voir et l’environnement accuse un coup terrible. Il est agressé ! Il s’agit ici des étendues de grandes surfaces de terres agricoles occupées par des tonnes de ferraille. L’entrée Est, face à la Sonatro, un peu avant « les Toumi »sur la gauche, ce sont des tas de feraille récupérés de partout qu’on jette ici. Celles-ci attendent un éventuel acquéreur. Ce qui gêne le plus, c’est le site lui-même. D’abord, le fer rouillé étalé ou en amas réduit les surfaces des terres propres à l’activité agricole.

Ensuite, l’environnement n’est guère protégé. Il se dégrade de plus en plus. Enfin, les tas avancent et occupent même une partie de ce qu’on appelle « le trottoir ». Un danger pour la circulation des véhicules qui viennent à vive allure car c’est l’autoroute. Un semblant de cache en tôle entoure la partie donnant sur l’autoroute mais mal réalisé. Le gérant, a-t-il eu une autorisation pour ce genre d’activité ? A-t-il aussi une autorisation d’occupation du site ? Pourquoi celui-là spécialement ? Des questions auxquelles nous n’avons aucune réponse précise. A la sortie Sud, en passant par Draâ Ben Khedda vers Aït Yahia Moussa et Draâ El Mizan, deux « casses » de véhicules occupent les deux côtés de la Route nationale. Les carcasses et autres « pièces d’occasion » s’étendent sur des milliers de mètres carrés. Elles ne finissent pas de s’étaler encore davantage. Des extentions se font au gré des circonstances et même sur les espaces réservés aux piétons. Ces « casses » ne datant pas d’aujourd’hui, la commune de Draâ Ben Khedda n’en tire aucun profit en matière de fiscalité, c’est un commerce florissant. Ici, l’environnement est plus qu’agressé. Des carcasses et autres « pièces » sont carrément dans les ravins lesquels, en saison hivernale sont obstrués. Il est temps que ce genre d’activité soit doté d’une réglementation rigoureuse.

Les espaces déterminés, obligation sera faite aux gérants de construire un mur, tout autour, dont l’objectif est double : avoir un décor plus harmonieux pour le regard et empêcher toute expansion anarchique de ces « casses » gagnant les terres fertiles.

Mohand N’tighilt