Le service des urgences risque l’isolement

« Pour cause, un talus d’une hauteur de dix (10) mètres sur une vingtaine de large environ dont le terrain, selon les techniciens est instable, donc glissant, risque de céder à tout moment si les travaux de confortement ne sont pas pris en charge rapidement par l’entrepreneur engagé dans les travaux de construction du siège destiné à la circonscription des forêts.

Il suffirait qu’il pleuve encore pour que l’irréparable se produise, allant jusqu’à l’enclavement des services cités, d’autant plus que c’est la seule et unique voie existante pour l’évacuation des malades. Selon les informations recueillies sur les lieux, ce projet a été confié par la Direction des services des forêts de Tizi Ouzou à un entrepreneur privé pour avoir été le meilleur soumissionnaire.

Le montant de l’enveloppe, selon les mêmes informations avoisinerait les douze millions (12 000 000) de dinars. Seulement, ce mode d’attribution des projets de l’Etat de l’avis des experts en la matière, et qui s’interrogent d’ailleurs suscite bien des inquiétudes.

De nombreux prétendants à la réalisation à travers tout le pays ont-ils la compétence professionnelle ainsi que les moyens requis comme l’exige le code des marchés public ? En effet, la plupart d’entres eux, et vu les contentieux de malfaçons se sont retrouvés dans des situations inextricables à la fin des projets.

Et tout le monde connaît la suite. Pour preuve, les travaux réalisée et qui avancent à pas de tortue, s’agissant de notre sujet, effleurent à peine les 2% de la totalité de l’œuvre, entamé depuis déjà plus de quatre (4) mois, alors que le délai pour la réalisation serait de sept (7) mois en dépit de l’ordre de service (ODS), croit-on savoir, qui n’a pas encore été établi pour l’entame des travaux ? » Il est exacerbant de voir le chantier connaître son énième interruption pour des raisons inconnues », nous ont dit quelques paramédicaux dont la peur se lisait sur leurs visages à cause de « leur » « hôpital » mis en danger. « Si tout va bien, si la livraison des matériaux de construction n’est pas interrompue, les travaux reprendront normalement ».

C’est en ces termes empreints d’incertitudes que s’est exprimé devant nous un ouvrier travaillant pour le compte de cette entreprise lors de notre visite en incognito. Effectivement, à les voir de près, les travaux risquent même de durer davantage car ils butent sur de sérieux problèmes, d’efficacité et d’organisation. « Nous avons commencé les travaux voilà quelques mois, mais ils ont été mis à l’arrêt sur ordre du patron, parti en France pour raisons familiales », s’est confié notre interlocuteur en concluant, sans pour autant avancer d’autres explications.

Au vu des faits, les responsables concernés doivent se dire que leurs responsabilité est engagée, car il s’agit ici d’abord de préserver ce qui concerne un service public très sensible, ainsi que les vies humaines. A bon entendeur !

S. K. S.