Les malades à opérer dans l’expectative

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Ainsi, à l’activité très réduite de certains blocs opératoires qui font l’objet de travaux de réfection, à l’exemple de ceux de Sidi Aich et de Khellili-Amrane, le manque de ce gaz incolore qui s’est fait ressentir dans la quasi-totalité des huit établissements hospitaliers dont dispose la wilaya de Béjaïa, va accentuer la longue attente des malades qui auront à subir une opération chirurgicale. Cette pénurie conséquence due au manque du protoxyde d’azote est signalée du côté de l’hôpital d’Amizour, lequel par mesure préventive a fait dans le restriction en matière d’interventions chirurgicales. Les chirurgiens de cette structure sanitaire se disent contraints de revoir leur programme opératoire pour mieux gérer les situations graves avec le peu de gaz dont dispose l’établissement. Docteur Cherfa en sa qualité de chirurgien chef de service de chirurgie générale, a souligné que la décision prise après consultation avec les médecins anesthésistes est “impérative” pour assurer et garantir la prise en charge des cas urgents. Notons que le programme opératoire relevant du “froid” est arrêté depuis samedi dernier au niveau de l’hôpital sus-cité. Toutefois, la direction s’annonce rassurante du fait que l’annulation du programme opératoire est “momentanée” et sont l’Enagaz de Bouira qui alimente les hôpitaux de Béjaïa en ce gaz médical se dit prête à reprendre ses services pour les approvisionner incessamment.

Outre ce gaz, dont la matière première est —apprend-on— importée d’un pays voisin, il s’avère que plusieurs fois le manque de certains produits pharmaceutiques à usage hospitalier a entravé le bonne prise en charge des malades hospitalisés.

Aussi, avec une moyenne de 40 opérations effectuées hebdomadairement dans les hôpitaux de la wilaya de Béjaïa sans compter les urgences, la liste de malades qui attendant impatiemment d’aller sur la table d’opération ne cesse de s’alourdir.

Si certains d’entre eux n’ont pas manqué de contourner les hôpitaux publics—en choisissant les cliniques privées qui leur offrent plus de confort et un minimum de temps — ce n’est pas le cas pour les plus défavorisés du fait que le prix d’une intervention chirurgicale dans ces cliniques coûte des yeux de la tête.

N. T.

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