Ce n’est pas le fait de pleuvoir des heures durant, comme c’est le cas ces jours ci, qui dérange les résidants de la région ouest de Bouira, ce sont, plutôt les désagréments qui en découlent qui fâchent. Aux yeux des habitants, la plus désagréable des contrariétés qui les mettent dans tous leurs états, est celle des ruptures récurrentes de courant.
A Aomar, par exemple, il y’eut une coupure dès le matin et les premières gouttes de pluie. Une rupture dont se souvient parfaitement un investisseur de la mini zone d’activités qui, sans cette énergie, ne peut faire fonctionner son atelier, «l’unité n’a pas fonctionné pendant toute la journée». Mais avant cet arrêt de travail de 15 jours environ, les patrons des UP dépendant de la prestation de SONELGAZ, ont été contraints à prendre un petit congé forcé car, signale ce concerné «tout le secteur a été paralysé durant trois jours». Cependant, du fait de la complication du réseau interne desservant la cité Djouahri, lequel est lié au transformateur placé dans la cour, du boîtier situé derrière le bâtiment A, et au transformateur implanté devant les rails de Aomar. Le service concerné est obligée de tâtonner d’abord pour trouver la panne ensuite. «J’ai réformé trois frigidaires depuis mon installation en 2003» se désole Aâmi Moh, un retraité et gardien du parking de la cité. A Lakhdaria, aussi, il existe des fils sans gaine, de l’eau qui dégouline sur les fusibles en hiver, et les découvre, provoquant, ainsi, des masses, surtout à hauteur de la rue Lakhdaria et celle débouchant vers le marché « Lycée ». Sur la rue Lakhdaria, active un boulanger qui ne produit que la galette traditionnelle, à l’enregistrement de chaque rupture, dit il, il perd un sac de farine représentant le poids de la pâte mise dans le four. Quant au pâtissier près du marché permanent, faute d’avoir laissé son frigidaire allumé la nuit du nouvel an, la matinée du 2, il n’a pu le remettre en marche. La panne d’électricité à Lakhdaria et Aomar, agace et les résidents, et les commerçants à force de se répéter.
A. Chérif

