En dépit des avancées enregistrées en matière d’aménagement urbain au chef-lieu de la commune de Boghni, notamment après les revêtements effectués dans les principales artères de la ville et la réalisation de trottoirs en différents endroits, cela demeure insuffisant pour affirmer que le cadre de vie des citoyens a connu un changement.
Et pour illustrer cet état de fait, nous avons pris comme exemple le cas de la rue des frères Zamoum, dont les habitants déplorent la situation à laquelle ils font face quotidiennement à cause de l’anarchie qui continue de régner dans leur quartiers en l’absence d’un minimum, à commencer par l’état de la route et des trottoirs. En effet, durant cette période hivernale, la chaussée s’est transformée en un bourbier sur toute son étendue au point où, pour la traverser, il faut faire l’effort de marcher sur les pointes du pied.
Certains dirons que des trottoirs existent des deux côtés de cette rue connue par la concentration des activités commerciales et artisanales, mais ignorent que la plupart du temps il est pratiquement impossible pour les piétons de se frayer un chemin pour emprunter ces espaces. « Même les écoliers, se plaint un parent d’élève, sont contraints de marcher dans la boue et de faire le trajet en évitant à chaque fois les risques que peut engendrer l’absence d’un plan de circulation de ce côté-là.
Pis encore, un membre d’une famille propriétaire d’un atelier, a lui aussi déploré le non-règlement du problème des inondations qui touche son quartier, particulièrement lors des dernières intempéries où le niveau d’eau a atteint un niveau qui a suscité la mobilisation des citoyens et des autorités locales. En outre, il est constaté une forme de non respect des normes dans la réalisation du réseau d’assainissement, devenu au demeurant une menace pour les nombreuses pistes situées près des demeures familiales. Même le réseau électrique a été conçu sans tenir compte des normes de sécurité puisque des poteaux sont installés anarchiquement.
En somme, la nouvelle équipe de l’APC devra dès l’ouverture du prochain exercice se pencher sur les cas soulevés d’autant plus que la rue des frères Zamoum constitue un gisement dans le domaine de la fiscalité pour la commune de Boghni.
M. Haddadi
