Alors qu’on était habitué à voir les familles se réunir autour du mouton du voisin et du leur pour s’entraider dans l’égorgement et le dépeçage, voilà que cette fois-ci elles étaient une centaine à préférer le faire par les agents de l’abattoir communal.
Tôt dans la matinée, les uns les ayant ramené attachés à une corde et d’autres dans une camionnette ou dans la malle d’un véhicule léger, les moutons ont été égorgés, dépecés et leurs boyaux et abats nettoyés par une dizaine de bouchers et agents de l’abattoir contre payement de la somme de 650 DA versée au locataire de l’abattoir, lequel, à son tour, payera ces agents à l’unité.
Certes les habitants des grandes villes sont habitués à cet état de fait habitant des bâtiments donc éprouvant des difficultés à le faire à l’intérieur d’une baignoire ou dans un espace vert mais à Aokas il y a peu de personnes logeant dans les bâtiments et qui égorgent, et s’ils le font, c’est généralement à la montagne chez leurs parents. La nouveauté donc était de voir des habitants de la banlieue et même des montagnes ramener leurs moutons à l’abattoir, accompagnés généralement par leurs enfants pour qu’ils assistent au sacrifice.
Il faut reconnaître que c’est une excellente idée d’autant plus que le vétérinaire et son assistant étaient présents tout le temps qu’a duré l’opération qui commencé après la prière de l’Aid pour se terminer aux environs de 11 h 30.
A. Gana
