Même si l’intronisation du premier responsable de la commune a été tranchée depuis longtemps, il n’en est pas de même, malheureusement, pour la constitution de l’Assemblée, aussi bien par l’installation des vice-présidents que pour ses différentes commissions, lesquelles butent, à chaque fois, sur des échecs pour absence de consensus entre les élus, issus des différentes formations politiques.
Ainsi lors de la dernière réunion, le maire aurait proposé vice-président un élu de sa formation politique (FFS) pour un équilibre interlocalités, en tablant sur son élu issu de la localité d’Ighrem et un autre, lequel doit être automatiquement issu du chef-lieu de la commune à savoir l’élu de la formation du FLN.
L’autre clan composé de 6 élus (2 élus du FNA, 1 élu RCD, 1 élu RND et un du PT) ne l’entend pas de cette oreille, refusant la proposition et mettant sur la table sa propre suggestion — rejetée par le maire — consistant à proposer les vice-présidences pour l’élu du RCD et celui du PT. L’arrivée à une entente, ne s’est donc pas concrétisée, obligeant le maire à lever la séance. La situation actuelle est illustrée par la cohabitation entre le FFS et le FLN (4 sièges) mais en infériorité numérique par rapport à l’opposition (6 sièges) chose qui augure un blocage : tous les ingrédients se trouvant réunis.
Des contacts seraient en cours pour trouver une issue à cette contrainte, au moment où les pouvoirs publics annoncent le délai de rigueur pour la semaine prochaine, afin de mettre en place les exécutifs de l’ensemble des communes, vivant des cas similaires et Dieu sait qu’elles sont nombreuses : 16 communes sur l’ensemble de la wilaya de Bouira.
Quand le bon sens et la responsabilité l’emporteront-ils sur les petits calculs d’intérêt personnel? Les élus ont une mission envers la population à laquelle ils ont promis monts et merveilles. Pour le moment, ce n’est pas aussi évident qu’il y paraît.
Messad Kaci
