Après les élections, place au travail

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Tout développement prometteur réclame, après la gestion rationnelle bien sûr, deux facteurs principaux : temps et stabilité contrairement au court mandat précédent, lequel n’a duré que 18 mois, celui en cours répond favorablement aux deux derniers critères. La nouvelle équipe récemment élue, n’aura donc qu’à œuvrer dans le sens menant au progrès, à la sécurité et à la prospérité. Ce n’est certes pas une mission aisée mais qui reste possible si les nouveaux responsables savent pétrir comme il se doit la pâte déjà sur la planche, d’autant plus qu’il y en a beaucoup, car plusieurs déficits dans plusieurs domaines méritent une prise en charge rigoureuse. Pour espérer atteindre un seuil de développement capable de répondre aux espoirs de la population, il serait nécessaire de remédier à certaines défaillances énumérées ci-après :

1- Sécurité : La sécurité étant un facteur primordial pour la croissance locale, vu l’assurance qui peut arranger les acteurs, étatique soient-ils ou privés, économiques pour l’exercice de leur travail, il n’est un secret pour personne que depuis l’année 2000, la donne sécuritaire est sens dessus-dessous suite à la décision résultant des évènements noirs de 2000, relative au retrait de la Gendarmerie nationale du terrain. Il convient de signaler que cette dernière était le seul corps de sécurité dans la commune, le résultat est apparent et connu partout : la prolifération des actes délictueux nécessite l’installation d’un corps de sécurité qui assurerait la sécurité des biens et des personnes, lutter contre la vente des matières illicites, rétablir l’ordre et reinstaurer la stabilité et la sécurité publiques, ceci demeure une nécessite impérative.

2- L’emploi : Il est clair que le noyau de l’aisance sociale est le boulot à partir duquel les gens peuvent aspirer à une stabilité relative morale, familiale et aisance. L’on déduit de cela que l’emploi constitue un secteur vital pour la douceur de vie d’où la nécessité d’offrir plus d’opportunités de travail pour les chômeurs de la commune en incitant les entreprises à venir s’y installer en leur préposant un climat favorable. A œuvrer pour bénéficier de projets de grande envergure pouvant créer un nombre important d’emplois et de bien exploiter le cachet agricole dont jouit la région, en portant les regards vers le secteur à partir duquel une importante couche de la société assure son gagne-pain

3- Amélioration du statut des villages : il est vrai qu’un ensemble de travaux de réhabilitation a été effectué au niveau des bourgs mais un travail consistant est à mener dans ce sens afin de rendre la vie des villageois plus aisée et promouvoir le statut des villages qui souffrent du manque de commodités et de conditions aisées de vie.

Défier l’obscurité, évacuer les eaux usées loin des habitations pour éviter tout danger sanitaire, avoir de l’eau potable aussi bien en hiver qu’en été. Circuler en toute quiétude sur un réseau routier digne du nom, se procurer l’énergie gazière sans recourir à la bonbonne de gaz et protéger sa famille sous un toit conforme au minimum des normes requises, il ne me semble rien d’adéquat que de procéder à la généralisation à travers les quatre coins de la municipalité de l’éclairage public, la réalisation et la réfection des réseaux d’assainissement, le bitumage des routes reliant le chef-lieu aux différents villages et le réseau du gaz de ville permettant l’alimentation en gaz les maisons, et doubler voire multiplier les aides à l’habitat rural afin que seront nombreux les citoyens à pouvoir en bénéficier. Tels sont, à vrai dire, des moyens censés être disponibles au troisième millénaire mais qui restent une utopie aux yeux des citoyens.

4- Aménagements urbains : Une ville si elle est appelée ainsi, c’est parce qu’elle a une dimension architecturale et urbaine la caractérisant spécifiquement.

Sur le périmètre urbain il existe des constructions illicites (baraques, maisons…) qui amochent l’image de la ville. A cela s’ajoutent les cours des quartiers non bitumées et le manque de lieux de distractions et de loisirs, à titre d’exemple les installations culturo-sportives.

Face à cet état de fait, les autorités locales doivent œuvrer de sorte à améliorer le cachet urbain par la réalisation de quelques aménagements réclamés par ces insuffisances.

M. Ali

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