La présence du parasite, capable de dévaster une bonne partie de la production, générant une baisse de rendement d’huile en dénaturant la saveur de cette dernière indispensable pourtant dans la gastronomie de la région, a été en effet constatée sur le terrain par les techniciens des services agricoles locaux. Si aucun bilan n’est pour l’heure disponible pour pouvoir « apprécier » l’étendue et l’ampleur de la maladie, en revanche notre source informe que la station régionale pour la protection des végétaux de Tizi Ouzou est avisée et sollicitée pour entamer la riposte. Selon notre interlocuteur, il s’agit dans un premier temps de recenser la population des agents pathogènes à éradiquer. Pour ce faire, précise-t-elle, on attend une dotation en pièges lesquels seront déposés dans des oliveraies dites témoins. Une fois les germes végétaux à combattre définis, il sera question de déclencher le processus de lutte généralisée pour détruire les vers qui ont déjà pondu des œufs pour se reproduire. Il n’est pas possible d’administrer un traitement uniquement pour une plantation malade, compte tenu de la capacité des parasites à migrer vers des vergers où il ne seront pas inquiétés pour un temps. L’olive infestée présente un creux attestant de la présence de la mouche de l’olive… Chaque année, il faut d’abord juger l’étendue des dégâts avant de décider ou non d’un traitement. Et pour cause, le recours aux insecticides requiert des moyens logistiques et financiers colossaux (la mission de pulvérisation peut même se faire par des canadaires), sans compter les retombées de leur usage sur d’autres cultures végétales ou animales (arbres fruitiers, céréales, abeilles). Autre risque redouté : celui de polluer les points d’eaux utilisé par les animaux ou encore les puits et les forages destinés à l’alimentation en eau potable ou à l’irrigation. Enfin, pour enrayer la prolifération et la capacité de nuisance variant chaque saison, on met des appâts pour les attirer. Encore au stade de la recherche scientifique, un autre moyen de lutte est en passe de voir le jour : les services agricoles évoquent une bataille biologique à laquelle on assigne pour objectif la destruction des parasites nuisibles tout en préservant l’environnement. Mais comment ? La méthode en question consistera à utiliser d’autres insectes qui auront pour mission celle de nettoyer les oliveraies de ces envahisseurs indésirables. Bien sûr, on n’en est pas encore là.
Z. F.
