C’est au niveau de la ferme pilote d’El Hachimia qu’a été donné le coup d’envoi de la campagne officielle « semailles/ labours » 2009/2010 au niveau de la wilaya de Bouira.
Un coup de « starter » qui coïncide avec l’organisation de la Journée nationale de vulgarisation qui reste une occasion pour évaluer les actions réalisées dans le secteur et la préparation de la nouvelle campagne dans tous ces compartiments aussi bien du point de vue des semences et des engrais que des moyens humains et matériels dont aura fort besoin ladite campagne.
Cette campagne qui commencera par emblaver pas moins de 80 000 hectares emboîtera le pas aux très bons résultats de la campagne moissons-battage de l’année 2008/2009 réalisée par la wilaya de Bouira.
C’est une occasion pour confirmer lesdites récoltes par cette campagne. Une campagne qui s’annonce sous de bonnes augures et de très bonnes récoltes en particulier par l’enregistrement dès ce début de la campagne, d’une appréciable pluviométrie tant recherchée en de pareilles circonstances par nos agriculteurs. Selon les derniers chiffres enregistrés, elle se situerait entre 40 et 60 mm de précipitations. En vue d’une campagne sans failles, la préparation s’est portée en particulier sur les semences par mettre déjà à la disposition des agriculteurs pas moins de 46,450 quintaux de semences, tous genres confondus pour un besoin de campagne de l’ordre de 50 000 quintaux.
La campagne ne fait que commencer et se poursuivra jusqu’à décembre de l’année en cours. La campagne ne vient que de commencer, le déficit en matière n’est guère une contrainte majeure.
Ces mêmes agriculteurs qui ont déjà commencé à retirer leurs besoins en semences pour preuve, et selon le responsable de la CCLS de Bouira, « Pas moins de 1000 quintaux leur ont été déjà servis. A propos des engrais, dont des carences ont été enregistrées les années précédentes, cette année, les besoins seront de l’ordre de 35 000 quintaux, les quantités déjà disponibles pour l’utilisation sont de 37 000 quintaux et pas moins de 7 000 quintaux ont été déjà distribués », selon le responsable de la CCLS de Bouira. L’organisation de la campagne s’est singularisé cette année par l’acquisition du matériel agricole acquis dans le cadre « leasing du machinisme agricole » un atout de plus pour les moyens matériels mis en place par la DSA qui portaient sur la mobilisation de 1 600 tracteurs, 350 charrues et pas moins de 300 cover croops.
Additivement à ceci, la DSA ne ménagera pas ses efforts par un apport en matière de l’utilisation des techniques nouvelles en agriculture qui permettrait une meilleure récolte en particulier pour les cultures intensives. Avec toute cette mobilisation, les objectifs de la DSA pour cette campagne reste à emblaver 80 000 ha répartis entre la culture du blé dur sur une surface de 40 000 ha, suivies de la culture du blé tendre sur 13 200 ha en passant par l’orge sur 29 200 ha et enfin, pas moins de 1 600 ha réservés pour l’avoine. Outre une nouveauté inhérente au programme du ministère de l’Agriculture portant sur la lutte contre la pratique de « la jachère des terres ».
Certes, ces terres ne seront pas cultivées en céréales mais seront exploités pour la culture des légumes secs (pois chiches, fèves… ) que notre pays importait en grandes quantités. Ainsi, il sera cultivé cette année pas moins de 1600 ha en matière dont 1 500 ha pour les fèves, 200 ha pour les pois chiches, 50 ha pour les lentilles et la même surface pour les petits pois.
Du côté des résultats de l’année écoulée, il y aurait une récolte de l’ordre de 1,2 million de quintaux, toutes céréales confondues, dont 457 000 quintaux acheminés vers la CCLS.
Ce même organisme qui a affirmé que cette année, il y aurait une diminution des prix des semences à titre indicatif, le blé dur est cédé à 4 500 DA le quintal, le tendre à 2 500 DA, l’orge à 250 DA et enfin l’avoine à 1 800 DA l’unité. Quand aux engrais, les prix pratiqués sont de 2 660 DA pour le CSP 20% et 2 800 pour celui le CSP de 45%.
Des mesures d’encouragement qui viennent s’ajouter à celles déjà mises en place portant sur l’achat des récoltes des agriculteurs par la CCLS avec des incitations financières assez importantes qui ont porté leur fruit lors de la campagne de la récolte puisque la majorité de ces paysans ont livré leur récolte à la CCLS.
Farid Kaci
