Le temps de finir les terrassements sur la partie qui va accueillir l’agence de voyageurs de Lakhdaria, l’APC a casé malgré elle pour un moment, les prestataires sur un espace avoisinant deux immeubles de la cité Rezig.
Il est vrai que le temps ne travaillait pas pour l’APC qui s’est engagée à libérer la place devant le lycée Si El Houès, à l’approche de la rentrée scolaire et du même coup, trouver aux transporteurs délogés un coin à « parcker ». Alors, elle a jugé bon de les rapprocher du lieu d’exercice de départ qui est l’agence de voyageurs, laquelle n’est pas loin de l’endroit nouvellement aménagé. Seulement, si cette décision semble satisfaire les transporteurs, et apaisé la tension qui a pesée de tout son poids sur l’autorité lorsqu’il était question de leur débrouiller « illico presto » un autre arrêt, les locataires de la cité Rezig, eux, ont plus que hâte que l’idée prenne fin. Un ras-le-bol, dit un occupant des deux bâtiments les plus avancés vers le stationnement « qui est amplement justifié, la cité ne vit plus la quiétude d’il y a quelques jours et, est perturbée dans son environnement immédiat ». Il fait allusion au « silence de mort » prévalant avant l’aube dont profitent les occupants envahis encore par un sommeil profond, mais qu’on voit violemment se rompre, décrit-il « Par les vrombissement des moteurs et les klaxons déchirant la nuit ». Ce n’est pas tout, du fait du transfert quoique provisoirement de l’arrêt vers l’extérieur immédiat de la cité Rezig, la disposition en alignement des fourgons en stationnement barre le second accès vers les résidences, aménagé derrière les bâtiments et auquel explique-t-il « recourent les habitants véhiculés, ainsi que les éboueurs venant vider les bennes à ordures ». Néanmoins, pour ce deuxième désagrément, ils peuvent « fermer les yeux » du moment qu’il existe toujours l’entrée principale, mais pour le chahut et le vacarme, insiste-t-il, « il faut qu’ils cessent, la nuit est faite pour se reposer ».
A. Chérif
