Le réseau routier se dégrade de plus en plus

Finalement, les usagers de nos routes, ne profitent de la bonne qualité du bitume que l’espace d’un été ou deux au maximum. C’est à croire que les travaux sont réalisés pour tenir une saison seulement. Pourtant, des garanties existent et certains fonctionnaires reçoivent de l’Etat un salaire pour veiller à ce que l’argent du contribuable soit utilisé à bon escient. En ville, la rue principale, bitumée après des travaux d’assainissements, laisse apparaître de nombreuses flaques d’eau qui commencent à creuser des nids-de-poule. Le cas de la route de Akkar, est plus édifiant, encore, bitumée vers la fin de l’année 2005, elle n’a pas passé le premier hiver sans dégâts. Depuis, elle voit son bitume se rétrécir, chaque jour un peu plus, faute de drainage des eaux pluviales. Ravinée des deux côtés, elle devient dangereuse, ne permettant plus à deux véhicules de se croiser, dans de bonnes conditions. Le goudronnage de la Route nationale n°71, annoncé en grandes pompes, s’est arrêté brusquement à dix kilomètres de l’arrivée, sans que personne ne puisse donner d’explication. La ceinture de Taourirt par Ouaghzen et Tamedjout n’est pas mieux lotie. En effet, sur les deux kilomètres de bitume prévus dans le marché, il n’a été réalisé que six cents mètres. La piste reliant Aït Ailem à la RN 71 a reçu la visite des engins de goudronnage, pendant deux jours, avant que les citoyens ne les voient repartir, sans avoir entamé les travaux. Il en est de même de l’axe Tililit Aourir dont le projet de bitumage inscrit aux PCD, il y a deux ans, attend toujours qu’une main secourable le sorte des tiroirs. A ce rythme, les habitants d’Agouni n’Teslent, de Taourirt, de Tamejout et tous les autres, doivent encore attendre longtemps, pour que leurs véhicules puissent emprunter des routes, normalement, carrossables. L’Etat n’a pas lésiné sur les moyens puisque des enveloppes concernant ces travaux ont été débloquées. Le citoyen ne doit pas être pénalisé si des travaux n’ont pas été réalisés, à certains endroits ou que les normes n’ont pas été respectées à d’autres.

Nacer B.