A bien regarder ces derniers jours les eaux du plus long oued de la vallée de la Soummam, en l’occurrence oued Sahel, on y constatera, en particulier au niveau de la localité de M’chedallah, que ses eaux sont noirâtres du fait des rejets des huileries y activant et Dieu sait qu’elles y avoisinent une soixantaine et le paroxysme est atteint dans leurs activités durant cette campagne oléicole. Par voie de conséquences, ce sont les quantités de rejets de ces unités de transformation qui augmentent.
C’est vrai que des contrôleurs des services de l’Inspection de l’environnement sont signalés ça et là dans le but de recenser de probables infractions à la réglementation et il a été même question d’une obligation de la mise en place du maximum de bassins de décantation et d’une fosse septique recommandés aux propriétaires bien avant le début de la campagne oléicole dans le but d’atténuer les effets néfastes sur la vie aquatique de la rivière et de son lit en particulier (poissons et autres créatures) et de l’environnement, faune et flore en général, qui, faut-il le rappeler ont souffert de cette pollution par le passé.
Reste que pour le moment les eaux claires et limpides de cette rivière ne sont plus qu’un souvenir du fait de quelques-unes de ces huileries qui font fi du respect de la réglementation en vigueur.
Messaâd Kaci
