Les Saoudiens en tête

Le terrorisme international, nouvelle appellation « des combattants islamistes » de par le monde, enrôlés sous la bannière d’Al-Qaïda, est au centre d’études et d’investigations de beaucoup de centres spécialisés en la matière. Ainsi, le Combating terrorism center, CTC a rendu publique une étude portant des informations sur les terroristes étrangers activant en Irak entre juillet 2006 et août 2007. L’étude précise que ces terroristes ont rejoint l’Irak via la Syrie.

L’étude s’appuie sur des données comme le pays d’origine, la ville, l’âge, la profession, les noms des agents recruteurs et l’itinéraire pris pour rejoindre l’Irak. Les dossiers étudiés ont été récupérés par les forces de la Coalition en octobre 2007, à la suite d’un raid près des frontières entre la Syrie et l’Irak.

En décortiquant les données, le CTC relève que l’Arabie Saoudite tient le record des terroristes islamistes enrôlés en Irak. En effet, 244 éléments armés en Irak sont des Saoudiens. Ce nombre représente 41%. Elle est suivie de la Libye avec 112 éléments, soit 18. 8%. La Syrie vient en troisième position avec 49 combattants, soit 8. 2%, puis le Yémen avec 48 terroristes. L’Algérie, qui vient en cinquième position, compte à peine 43 terroristes mobilisés pour la guerre en Irak. Ce taux représente 7. 2% de l’ensemble de l’effectif. Avec ce chiffre avancé par l’armée américaine, notre pays est classé en cinquième position loin derrière l’Arabie Saoudite, la Libye, la Syrie, le Yémen. Ce rapport vient, juste à temps, battre en brèche les allégations selon lesquelles l’Algérie serait une « pépinière de terroristes ». Il vient aussi, contredire la thèse usitée par les organisations internationales telle que l’ONU et selon lesquelles des commissions d’enquêtes internationales doivent enquêter chez nous, notamment après les attentats kamikazes du 11 décembre écoulé.

Les autres statistiques fournies par l’étude du CTC mettent en exergue le nombre d’attentats kamikazes perpétrés en Irak. Il s’agit de 44 attentats kamikazes exécutés par des Saoudiens, 7 par des Koweïtiens, 7 par des Européens, 6 par des Syriens, alors que le reste est perpétré par des terroristes issus du Proche orient et de l’Afrique du Nord.

Devant ces chiffres, où les Saoudiens sont en tête du peloton des attentats kamikazes, dont la majorité est attribuée à Al-Qaïda, l’ONU de Ban-Ki moon doit revoir sa copie quant à son positionnement vis-à-vis du terrorisme international.

Outre les éclaircissements apportés par l’étude, d’autres points doivent être clarifiés davantage. Il s’agit d’abord de comprendre qu’entre les jeunes Algériens représentant, peut-être un potentiel de djihadistes islamistes et les autres terroristes saoudiens ou yéménites, la culture d’origine, la pratique religieuse et autres aspects sociaux sont différents. De ce fait, les jeunes Algériens ne sont pas trop portés sur le djihad et moins sur les idées kamikazes. L’on découvre quotidiennement de nouvelles expressions de terroristes de par le monde arabe, mais sans toutefois être exposés aux doutes onusiens.

Avec la quarantaine de terroristes issue de notre pays et actuellement en Irak, l’opinion internationale confirmera une fois de plus, que le terrorisme algérien n’est qu’œuvre de barbares. Ce n’est nullement un mouvement d’opposition politique au régime. Et sur un autre volet, l’idée selon laquelle le réservoir de terroristes en Algérie est toujours au service d’Al-Qaïda pour l’aider à réaliser ses desseins partout dans le monde n’est que propagande médiatico-politique.

L’étude de CTC ajoute que le Maroc est représenté, quant à lui, par 36 terroristes, soit 6. 1% de l’effectif, la Jordanie avec 11 éléments, représentant 1. 9%. Elle ajoute par ailleurs que ces recrues sont chargées soit d’attentats kamikazes, de simple terroristes combattants, ou pour les volets juridique, médiatique ainsi que la médecine. D’autre part, la même étude souligne que ces terroristes sont âgés entre 24 et 25 ans et sont universitaires dans leur majorité.

Mohamed Mouloudj