Les 67 locaux commerciaux en construction, situés aux abords de la route de Bouhia, près du marché hebdomadaire de la ville de Seddouk et dont les travaux vont bon train, attirent le regard des jeunes chômeurs qui se comptent par centaines à Seddouk et qui les dévorent des yeux en passant car l’endroit où convergent des milliers de personnes journellement est un carrefour qui relie plusieurs cités. Ceci dit, les convoitises chez plusieurs demandeurs sont grandioses et pour cela n’attendent même pas la finalisation des travaux ou leur réception pour formuler des demandes d’acquisition dès l’installation du chantier et les premiers travaux entamés. L’APC sortante est allée, devant l’afflux des demandes arrivant à la mairie, jusqu’à faire un avis aux demandeurs les invitant à s’abstenir d’envoyer leurs demandes. Parallèlement, des locaux attribués en location par l’APC sont éternellement fermés et non exploités par les locataires pendant qu’un nombre d’artisans, notamment les cordonniers qui pullulent en ville, exercent dans des locaux insalubres ou exigus, ou carrément sur les trottoirs, ce qui est de même pour certains marchands qui étalent aussi leurs marchandises à même les trottoirs par faute de locaux ou de cherté des loyers. N’est-il pas urgent et du devoir de la municipalité de lancer une campagne de récupération de ces locaux pour les louer à ceux qui en ont vraiment besoin et présentent de surcroît des garantis d’exploitation immédiate. La commune de Seddouk ne manque pas de chômeurs et aussi de moyens pour leur garantir un emploi.
L. Beddar
