Trente dinars par élève, telle est la base sur laquelle sont calculées les subventions accordées à partir de ce mois aux cantines des écoles primaires dans la wilaya de Tizi Ouzou. Déjà excessivement sinistrée, l’école algérienne n’en finit pas d’être le parent pauvre dans la répartition des richesses. En effet, les chefs d’établissement scolaire des localités de LNI recevront leurs « subventions » incessamment. « Que peut-on faire avec un (1) million de centimes par exemple pour une école de 400 élèves ? C’est une somme qui suffira tout juste à l’achat de la craie » s’indigna le directeur d’un établissement scolaire dans la localité de Larbaâ Nath Irathen. Alors que dans d’autres wilayas, on équipe les écoles de bibliothèques, d’ordinateurs, et autres matériels didactiques par le biais des APC et du mouvement associatif, dans d’autres on a du mal à acquérir du gas-oil pour le chauffage, à l’image de l’école Khouas, située en ville. Et l’on se contente d’allouer des sommes qui frisent le ridicule ? Pendant qu’on y est, signalons que l’entretien dans cet établissement laisse sérieusement à désirer. A titre illustratif, des fuites d’eau à partir du plafond ont été signalées à plusieurs reprises dans des classes vétustes et obsolètes. Les APC pour la plupart avancent qu’elles ne disposent pas de moyens pour pallier ces manques. Mais faudrait-il pour autant laisser ces établissements dans l’indifférence ? A noter quand même que l’allocation journalière des cantines et par enfant est passée de 20 à 30 DA, même si elle demeure insignifiante par rapport aux besoins de l’élève cela est toujours bon à prendre.
S. K. S.
