Les agriculteurs ont peur pour leurs cultures

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Depuis près d’une semaine, les étourneaux font l’attraction en traversant la région. Les jeunes qui n’ont jamais vu autant d’oiseaux à la fois sont émerveillés. “Je ne savais pas que ces oiseaux se livraient à de telles parades dans le ciel. C’est vraiment spectaculaire. Tous les soirs, j’attends leur retour”, nous dira un jeune attablé à la terrasse d’un café. Ces oiseaux migrateurs sont venus très nombreux. Ils sont des milliers à se poser un peu partout même sur les fils électriques. Si les oiseaux agrémentent, la monotonie ambiante, la peur règne chez les agriculteurs. “Ne trouvant pas d’olives, leur aliment préféré, ces oiseaux s’attaquent à nos champs”, nous a fait savoir un céréalier de la vallée de Draâ El Mizan. “Nous n’avons rien pour les éloigner. Quand ils se posent ils mangent tous les tubercules. Vraiment, c’est une catastrophe”, a-t-il ajouté.

Dès le matin, ces volatiles commencent à envahir les champs emblavés. Alors que dans les oliveraies, rares sont les étourneaux qui continuent à chercher les quelques olives échappées aux maraudeurs. Les bonheur est du côté des oiseliers. “En raison de la clémence du temps ces derniers jours, les étourneaux ne se posent pas sur les arbres. Ils recherchent la fraîcheur dans la plaine. `

D’ailleurs, leur capture est difficile”, nous a dit un chasseur de grives. En tout cas, nous disent les oléiculteurs, depuis près de trente ans, les étourneaux ne sont jamais venus aussi nombreux. Ils pensent que ce sont les lois votées pour leur protection qui ont permis leur multiplication. Les céréaliers ont tout de même trouver une solution, ils les attendant dans leurs champs avec des ustensiles en aluminium.

“Il faut taper fort sur ces ustensiles pour qu’ils ne se posent pas. Sinon, ce sera la ruine”, nous a expliqué un interlocuteur. Les céréaliers attendent le début du printemps pour voir enfin ces “envahisseurs” partir.

Amar Ouramdane

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