L’espoir cède le pas à l’anxiété

Après avoir discuté avec certains surveillants et abordé quelques candidats, elle s’est rendue, en compagnie d’un groupe de journalistes, dans deux autres lycées situés à Bordj El Behri et à Aïn Taya. A la fin de sa visite, Mme Younessi a affiché sa satisfaction quant au dispositif mis en place pour assurer le bon déroulement de ces quatre journées d’examen. Toutefois, elle n’a pas caché son mécontentement en ce qui concerne l’état d’un des établissements où elle s’est rendue. Si on se réfère à ses dires, certains lycées nécessitent d’être complètement restaurés.  » Nous devons dépêcher une équipe sérieuse pour terminer les chantiers. C’est nécessaire, car nous devons nous préparer dès maintenant pour la prochaine rentrée scolaire, qui sera caractérisée par plusieurs réformes. « , a-t-elle dit. En effet, l’année 2006 verra la restructuration de l’enseignement secondaire et l’introduction de plusieurs réformes dans les autres paliers. Elle sera d’ailleurs proclamée l’année des réformes. En attendant cette échéance, tous les yeux sont braqués sur les examens de fin d’année. Le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a souligné aux différents directeurs de l’éducation la nécessité d’améliorer le taux de réussite que ce soit du bac ou du BEF, et même de la sixième, un examen prévu pour la semaine prochaine. Il a même émis le vœu d’atteindre un taux de 95% pour le BEF et plus de 50 % pour le bac. Benbouzid, pour donner plus de vigeur à ses instructions, a, d’ailleurs, affirmé que tous les directeurs et chefs d’établissement seront responsables des résultats. Les élèves de terminale qui ont passé hier les deuxièmes épreuves du bac étaient moins satisfaits que lors du premier jour de l’examen où ils ont jugé les sujets d’arabe et d’anglais abordables. Inscrits dans différentes branches, ces derniers ont eu à examiner les matières essentielles, à savoir les maths et l’histoire-géographie. En sortant des classes d’examen, leurs avis étaient partagés. Mais dans l’ensemble, les sujets sont estimés relativement accessibles. Hacène, un élève de la filière scientifique, rencontré au niveau du lycée Ibn Nesse, nous a révélé que  » l’examen des maths de cette année est plus facile que celui de l’an dernier. En ce qui me concerne, je peux vous dire que je suis très content, car je suis sûr que j’ai bien travaillé et je pense que j’ai répondu correctement à toutes les questions « . D’autres, par contre, estiment que ce dernier était long.  » Nous n’avons pas eu le temps nécessaire pour répondre à toutes les questions « , fulmine Samia, les yeux larmoyants. Un professeur de maths, de passage devant ce lycée, a essayé, tant bien que mal, de les rassurer et de les encourager. En lui posant la question sur le contenu du test, celui-ci a souligné qu’il est dans les normes. « C’est un sujet abordable « , a-t-il estimé. Pour les  » littéraires  » qui ont également passé l’examen de maths, les avis diffèrent d’un candidat à un autre. Dans l’après-midi d’hier, tous les candidats ont subi l’épreuve de l’histoire-géographie. Avant de rentrer en classe, la majorité tablait sur deux sujets, à savoir le Proche-Orient et l’Union européenne. ceux-ci, relèvent de l’actualité. Le groupe de jeunes continuait de débattre et d’échanger les informations, une façon pour tester leurs connaissances et de voir surtout s’ils ont bien révisé. Il ne restait pratiquement qu’une heure pour le savoir et couper court à toute spéculation. A 15h, aucun des postulants ne se trouvaient à l’extérieur du lycée. Tout le monde a regagné les bancs de classes d’examen.

Wassila Ould Hamouda