Mohand Bounzou, outre sa fonction d’enseignant, est le fondateur et le responsable de l’école de football de Seddouk, un homme dévoué pour le sport entamant sa carrière comme joueur au poste de libéro au RC Seddouk, un club qu’il a entraîné aussi par la suite comme coach avant de devenir encadreur des moins jeunes et responsable aussi de la Fédération des œuvres complémentaires de l’école (FDOCE). Nous l’avons approché et il a bien voulu répondre à nos questions.
La Dépêche de Kabylie : Comment l’idée de la création d’une école de football à Seddouk vous est-elle venue à l’esprit ?
Bounzou : C’était lors du tournoi inter-école organisé il y a quatre ans de cela, où j’ai constaté l’émergence de jeunes footballeurs pétris de qualités et qui ne demandaient qu’à être formés. Je me suis dit alors qu’il y a lieu de lancer une école de football. On a démarré avec une cinquantaine de jeunes pour se retrouver aujourd’hui avec plus d’une centaine.
L’objectif de l’école ?
Elle réunit avant tout les moins jeunes et passionnés de football pour qui elle donne la chance d’affirmer leurs talents en participant à des tournois et qui sont appelés à jouer au club local, le RCS ou ailleurs.
Avez-vous reçu les moyens adéquats pour mener à bien votre œuvre ?
Au démarrage et durant les trois premières années ce sont les parents qui nous achètent les ballons et l’assurance est prise en charge par les élèves eux-mêmes.
Mais à compter de cette année, suite aux différents tournois auxquels nous avons participé, la DJS, en supervisant les rencontres, a constaté le bon fonctionnement de notre école et l’intérêt qu’on a donné à la formation, ce à quoi elle a décidé de nous accorder une subvention pour la prise en charge de l’assurance, des équipements et du matériel.
Néanmoins certaines difficultés et qui ne sont pas des moindres subsistent encore. Nous relevons entre autres le manque d’une infrastructure digne de ce nom et adéquate pour la pratique et le développement du sport. Actuellement, nous nous entraînons sur une aire de jeux de proximité dont la pelouse est en béton avec tous les risques qu’elle engendre aux jeunes athlètes.
Vos activités au niveau du FDOCE ?
Nous organisons des tournois inter-écoles rassemblant les élève des écoles primaires et de toute la daïra de Seddouk.
Celui de cette année aura lieu entre le 2e et le 3e trimestre scolaire.
Pour notre part, nous nous préparons d’arrache-pied à sélectionner les éléments devant y participer. Nous avons aussi un autre rôle : celui de dénicher des jeunes à recruter.
Cette activité bénévole ne vous demande pas trop de temps ?
Si, mais c’est un temps de détente même s’il est passionnant. Il me permet de sortir de mon rythme habituel. C’est mon univers en tant qu’homme de terrain qui ne peut se passer d’un ballon.
L. Beddar
