Chiffres et réalités

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Des chiffres plus enthousiasmants les uns que les autres seront, encore une fois, soumis à l’appréciation de la plénière. Une plénière dont les commissions sont allées, au préalable, sur le terrain de la réalité. Un terrain, estime notamment un élu du FFS, en total déphasage avec les rapports présentés par les différents directeurs. C’est le cas du secteur de l’éducation dont le premier responsable semble toujours croire que les chiffres font l’école. Sa dissertation théorique et monotone apprendra à la plénière qu’une classe du primaire accueille une moyenne de trente élèves. N’est-ce pas que l’on se croirait dans des écoles suédoises et non pas à Taqerboust ou à Souk El Khemis ? L’on se demande alors d’où sortent ces chiffres.

Cela dit, il se trouve quand même des responsables, qui ne mâchant pas leurs mots mettent le doigt sur le mal. C’est le cas du directeur de l’urbanisme et de la construction qui axera son intervention sur le déficit en matière de foncier. Un déficit, résumera-t-il, causé par la lenteur et la lourdeur des instruments de l’urbanisme. Il apprendra aussi à l’Assemblée l’absence de portraits fonciers au niveau des communes. Le DUC expliquera que la restructuration du secteur exige une batterie de textes qui relève du juridique.

 » J’ai besoin de 700 entrepreneurs ! « , dira-t-il pour mieux illustrer ce concept de déficit. Plus loin et à propos de ce glissement de terrain qui menacerait près de 500 familles à Lakhdaria, le premier responsable de l’urbanisme laissera entendre que l’on n’est pas loin du scénario de Bab El Oued. Pour régler ce problème de glissement de terrain, c’est toute la ZHUN de Lakhdaria qui a besoin d’être consolidée selon lui.

Le directeur de la culture dont le travail est visible sur le terrain de la réalité fera son bilan et soumettra à la plénière ses projets. Il sera question entre autres de la conversion du théâtre communal en théâtre régional et du projet de l’institutionnalisation de la chanson amazighe maghrébine. L’investissement sera aussi un autre aspect abordé par les élus. A ce sujet, ouvrons une parenthèse pour souligner que Rebrab qui était prêt à investir dans la région a ‘’délocalisé son projet’’ faute de retour d’échos des autorités locales. Cela dit, on croit savoir qu’une délégation d’élus s’apprête à aller rendre visite à Rebrab pour essayer de rattraper le coup.

En attendant et consciente de l’importance de l’investissement, l’Assemblée de wilaya a convenu d’organiser des journées d’étude sur le sujet. Pour finir, retenons que Betatache, élu du FFS, a interrogé la plénière :  » Où est passé le programmes spécial Kabylie ? « 

Il sera peut-être répondu à la question lors de l’une des sessions extraordinaires qui s’attèleront à éplucher, selon le P/APW, la situation de Bouira, secteur par secteur.

T.Ould Amar

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