L’éloignement de la plupart des élèves fréquentant le CEM Lefki a conduit les autorités à inscrire le projet d’une cantine scolaire. La construction qui devait ouvrir ses portes dès le début de cette année, accuse un retard que les parents d’élèves ont jugé utile de dénoncer dans une lettre adressée à la Direction de l’éducation de Tizi Ouzou. Sachant l’importance de cette structure pour la santé et la scolarité des enfants, ils ont attendu et suivi l’avancement des travaux au jour le jour. Passé le délai imparti à sa réception, ils durent se rendre à l’évidence que ce n’est pas cette année que la restauration des élèves du CEM Lefki-M’hand sera prise en charge par leur établissement. Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, ils continuent à se contenter de repas froids, pris à l’extérieur, assis à même le sol. Une situation que le président de l’APE dénonce en des termes virulents tel « immobilisme incompréhensible » dans la dernière requête adressée au directeur de l’éducation. Il y est, en outre, cité toutes les carences constatées à ce jour. Il est particulièrement mentionné que les délais de réalisation ne seraient pas respectés. La niche à gaz, le monte-charge, la chambre froide et la batterie de cuisine n’étant pas encore installés, montrent que la demi-pension tant désirée restera encore cette année, un vœu pieux. « A ce rythme, les locaux ne pourront pas être livrés, dans les délais comme on nous le fait croire », avoue notre interlocuteur. Tout en dénonçant cette situation, l’Association interpelle les autorités pour que les élèves du CEM Lefki-M’hand bénéficient d’un minimum de commodités, à l’instar de leurs camarades des autres collèges.
« Ceux qui sont chargés d’exécuter les travaux ou de fournir le matériel ne doivent plus tergiverser. L’argent existe, le cahier des charges fixe les modalités de réalisation. Ils n’ont pas le droit de pénaliser les enfants », termine le président de l’APE.
Nacer B
