Concernant les réserves et les capacités pétrolières, le ministre a affirmé qu’ » il y a encore du travail à faire encore pour savoir ce que nous avons comme réserves dans le sous- sol algérien « . A l’intention de certains experts doutant des capacités de l’Algérie à exploiter son pétrole et son gaz, il précisera ceci » l’Algérie dispose de réserves de pétrole suffisantes jusqu’à 2040, assurant un revenu annuel de près de 55 milliards de dollars. Cela évidemment reste tributaire des fluctuations des prix sur les marchés internationaux « Se voulant plus explicite et rassurant, il enchaînera : » Le gisement de Hassi Messaoud assurera une cadence de production de 400 000 barils/j pour une période de trente années avant de décliner « . Par ailleurs, il a mis en exergue la découverte, au cours des années 2006 et 2007, de 38 gisements et le forage annoncé de 6 000 puits. Louant au passage le mérite des études » fiables menées par les experts nationaux et internationaux « , il affirme que » ceux qui disent que c’est terminé ne savent pas que ces réserves s’étendent sur une superficie de 1,5 million de km2 et que notre sol est encore sous-exploré « .
Abordant le sujet de l’ » OPEP du gaz « , Chakib Khellil a déclaré que : » L’Algérie est en faveur de la création d’une OPEP du gaz qui sera une organisation effective qui jouera un rôle similaire à celui joué par l’OPEP du pétrole actuellement. » L’invité de la Chaîne III à indiqué également ceci: » Notre pays a un contrat long terme, allant de 10 à 15 ans, que nous avons signé avec nos différents partenaires ; sinon on ne voit pas comment faire si l’on ne disposait pas des réserves nécessaires sur place « . Le ministre de l’Energie et des Mines dira également que l’implication en tant qu’acteurs principaux des deux pays ; la Russie et le Qatar en l’occurrence, est » vivement souhaitée « . Dans la même foulée, s’agissant des cours du brut, le ministre interpelle et met en garde contre les répercussions de la crise des suprimes et des ramifications à travers les systémes bancaires internationaux. A ce titre, il dira que » du fait de la récession économique aux Etats-Unis, la demande additionnelle du pétrole de cette année sera un peu plus faible « , tout en tenant à rester optimiste et rassurant en concluant que, la baisse de la demande sera compensée par la hausse des prix, expliqué, selon lui, par la dévaluation du dollar.
Ahmed Kessi
