Le blocage des communes ne cesse d’être commenté par l’ensemble des citoyens des différentes localités de Bouira qui ont à subir cette contrainte résultant des derniers scrutins locaux.
La commune d’Ahnif, à l’instar des autres communes, revient cette semaine sur le devant de la scène après que les autorités wilayales eurent refusé de valider la délibération émise au courant du mois passé se rapportant aussi bien à l’installation des vice-présidences délégués qu’aux différentes commissions constituant l’assemblée, nous a confirmé un élu de cette commune. Il est à rappeler que la dernière réunion de mise en place de ces structures a vu l’installation de deux vice-présidents (1, FLN, 1, FFS), — outre l’installation d’un autre délégué chargé de la gestion de la localité d’Ighrem— en attendant la mise en place d’un autre pour la localité de Sebkhar, sur la base de l’article 17 du code communal, comme l’avaient attesté à l’époque les élus du FFS qui se sont alliés au FLN (2 sièges), mais tout en ayant sur le dos l’opposition de 5 autres élus qui, par voie de conséquences, refusent d’y siéger pour motif de leur demande de participer à la gestion de la commune par la cession du maire (FFS) des deux vice-présidences à leur profit et leur refus de voir le maire accaparer la présidence et aussi la vice-présidence ; ladite cession a été catégoriquement refusée par l’actuel maire tout en arguant les équilibres régionaux entre localités. Entre-temps la commune risque d’être bloquée encore longtemps (sauf si les décisions émaneraient des pouvoirs publics) tout en pénalisant toute une population qui, du reste, ne cherche qu’à solutionner ses multiples difficultés quotidiennes.
Il a été remarqué un goût d’amertume, et de déception auprès d’une tranche de la population à l’égard de leurs élus en lesquels ils constatent non seulement l’absence d’un sacrifice au profit de la chose publique mais aussi la prise en charge de leurs aspirations comme étant le dernier de leurs soucis, nous font-ils remarquer avec amertume.
Messad Kaci
