Suite à la grève du 15 janvier dernier, la Coordination nationale des syndicats autonomes de la Fonction publique a réitéré son appel à une action de protestation cette fois-ci de trois jours, soit le 24, 25 et le 26 prochains. La coordination s’est félicité, par ailleurs, de la réussite du débrayage du 15 janvier qu’elle assimile » à une réussite historique. »
» La prochaine action sera une réponse à la sourde oreille des pouvoirs publics quant aux doléances des fonctionnaires « , annoncent les syndicalistes. Par ailleurs, le choix de la date du 24 n’est pas fortuit. Il s’agit de la date anniversaire de la création de l’UGTA et de la lutte syndicale en Algérie.
Les revendications demeurent les mêmes. A titre d’informations, il s’agit de la grille des salaires, l’érosion du pouvoir d’achat et les statuts particuliers des fonctionnaires. Rappelons qu’avant-hier, lundi, la coordination composée de douze syndicats, a organisé une journée d’étude portant sur les libertés syndicales et ses convergences en Algérie. La journée d’étude était animée par M. Koriche, professeur en droit. M. Amrani, président de l’association Frederich Hubert à Alger.
M. Koriche s’est basé sur les embûches que rencontrent les syndicats dans la pratique de leur droit à l’activité, malgré les conventions ratifiées par l’Algérie. De son côté M. Amrani a mis l’accent sur la nécessité d’unifier la lutte syndicale.
Intervenant lors de cette journée, M. Meriane, coordinateur de la coordination, a rappelé l’historique de la naissance des mouvements syndicaux. Après un passage sur la période de clandestinité à l’époque du feu Aïssat-Idir, le 24 février 1956 à Belcourt, il a souligné que depuis, aucune évolution n’a été constatée sur le mouvement syndical en Algérie.
Nabila Bel
