Aménagement du stade Chahid Mohamed-Boumghar

Après une longue attente, les travaux d’aménagement du stade Chahid Mohamed-Boumghar ont été enfin lancés. Une enveloppe de cinq cents millions de centimes a été consacrée à ce projet de revêtement du terrain, la réalisation des caniveaux y est prévue. Lors d’une virée sur les lieux, il nous a été donné de constater que la qualité des travaux est acceptable même s’ils ne sont pas encore terminés. Pour un gardien de ce stade, le drainage des eaux vers ces nouveaux caniveaux est une bonne chose, car si par le passé l’état de terrain se dégradait, c’était essentiellement dû aux eaux qui se déversaient directement sur l’aire du jeu. « Nous pensons que ces travaux vont finalement mettre un terme à tous les désagréments endurés par les joueurs. Ces derniers étaient confrontés à des blessures lors de chaque match », dira un joueur de l’ESDEM. Les vestiaires ont été également restaurés. Certes, ces travaux vont soulager les joueurs, mais il est peut-être utile de penser au moyen de relancer la réalisation des gradins abandonnée. La foule nombreuse venant supporter l’équipe locale ne trouve pas de places où s’installer. Il y a lieu de rappeler que sur le plan des infrastructures sportives, la ville de Draâ El Mizan avec ses vingt mille habitants, enregistre un manque criant. La seule salle de sport attend sa reconstruction après avoir été entièrement démolie, il ne reste que les gradins et les vestiaires. Nous avons appris dernièrement qu’une enveloppe importante lui aurait été accordée pour être reconstruite entièrement. Les jeunes réitèrent leur appel en direction des autorités locales afin de prendre en charge le terrain jouxtant le lycée Ali-Mellah et leur permettre ainsi d’y jouer des rencontres inter-quartiers. « Ce terrain a besoin de réfection. Il doit être clôturé. Un seul stade pour toute la ville, reste très insuffisant. Il faudrait peut-être penser aux terrains sportifs de proximité. Aucune de ces infrastructures n’est programmée dans les prévisions des autorités », estime ce jeune du quartier, dit la CNEP, accosté au niveau de ce terrain.

Amar Ouramdane