A quand une antenne administrative ?

Les citoyens d’Ikedjane souffrent le martyr depuis 62 pour établir un document administratif relevant du domaine et prérogatives de la mairie.

Pour ce faire, il faut faire toute une gymnastique pour se rendre au chef-lieu de la commune où est situé le siège de la municipalité, lequel est situé à plus de sept (07) kms et qui n’est malheureusement pas desservi par une ligne directe du transport de voyageurs.

Pour s’y rendre, le citoyen a le choix entre deux options, aussi fatigantes et coûteuses l’une que l’autre : soit faire le trajet jusqu’à la ville de Sidi Aïch sur plus de 18 kms à 30 DA la place pour ensuite rallier le chef-lieu (Hammam Sillal) sur près de 10 km à 25 DA en prenant place sur une navette assurant la liaison avec la localité de Tifra ou s’arrêter à mi-chemin à une distance de 6 kms et faire le reste du trajet en stop ou bien à pied, ce qui fera de vous un roi du demi-fond après quelques mois de pratique seulement, notamment si vous êtes adepte des dossiers administratifs comme ce fut le cas pour les chômeurs à la recherche d’emploi ; à moins que vous ne diposez d’un véhicule personnel ou bien louer les services d’un taxi clandestin à plus de 250 DA. Alors pas besoin d’être un comptable pour déduire qu’un acte de naissance ou une fiche familiale reviennent à un citoyen lambda, qui a la malchance d’habiter la région d’Ikedjane à plus de 120 DA de frais de transport et plus d’une demi-journée et ses nerfs seront mis à rude épreuve, notamment une fois sur place. Et si par contre le brave citoyen est du troisième âge, là les choses se compliquent davantage.

Pour rappel, un local a été réalisé à cet effet au début des années 90, A Ighil n’Talla.

Il es resté fermé pendant des années, pour des raisons obscures, jusqu’au jour où les autorités locales ont décidé de le transformer en centre de soins.

« Il est utile de signaler et de rappeler au besoin aux élus a la tête de l’actuelle APC que ce point, à savoir la réalisation d’une antenne (annexe) administrative pour la région d’Ikedjane, était l’une des pierres angulaires de leur programme de campagne pendant les municipales de novembre de l’année écoulée », dira un citoyen de la région.

Si ce projet venait à être réalisé, cela rapprochera davantage les citoyens de l’un des services administratifs les plus vitaux et apaisera un tant soit peu les souffrances et manques flagrants en divers domaines.

Arezki Toufouti