L’allocution de Mourad Ghorguiet du bureau national, a eu trait à tous les aspects du monde du travail en Algérie, passant par le problème de la gouvernance et de la gestion, effleurant, au besoin, d’histoire du syndicalisme en Algérie. Les interventions de Abdelhamid Ghergui et de Mohamed Kamel Lefkir, respectivement président du bureau de wilaya et chargé des financements du même bureau ont également traité de ces questions épineuses… Les questions nombreuses exposant les soucis des travailleurs de l’éducation et de la formation professionnelle, ont été suivies de réponses claires par les membres de l’instance syndicale.
Les présents ont été sensibilisés sur l’option du militantisme, ne pouvant se frayer un chemin sans la communication et une bonne connaissance des lois. Sur le même plan, le droit à la grève des contractuels, la question du service minimum, ont été discutés suivant les articles de loi du droit du travail, et autres arrêtés ajoutés aux textes de lois. Mourad Ghorguiet qui plaide pour une société de savoir, a entre autres, mis l’accent sur la nécessité d’une philosophie de travail à même d’inclure les travailleurs dans les décisions les concernant et partant de la rampe que constituent les principes de l’Unpef, il traduit l’aspiration des travailleurs des deux secteurs par la demande d’une valorisation morale, économique et social, y compris les corps communs lesquels dit-il ont droit à une formation visant leur promotion. Et de dénoncer la vision catégorielle ayant comme revers de semer la zizanie entre les travailleurs, avant d’assurer que l’UNPEF est plus que jamais prête à collaborer avec l’intersyndicale des syndicats autonomes et d’ajouter qu’il appartient à chacun de faire un effort pour dépasser tout clivage. Abdelhamid Ghergui, lui appelle les enseignants du primaire et du moyen à plus de motivation, il a exhorté les nouveaux adhérents à plus de militantisme et à constituer des bureaux de daïra en vue d’atténuer la charge de travail du bureau de wilaya, tout en n’omettant pas de réitérer le mot d’ordre de grève de 3 jours (à compter du 24 du mois courant) lancé par l’UNPEF et portant sur la revendication d’une grille de salaire et surtout d’un régime indemnitaire, qui préserveront la dignité des travailleurs des secteurs de l’éducation et de la formation.
Nadour Youcef
