l Un important chantier a été lancé depuis quelques semaines pour la réalisation d’une route au lieu dit Aftis. Cette région se situe sur le côté droit de l’oued Soummam, à l’écart de la Route nationale n°24 et du chemin de fer. La route reliera Biziou, commune d’Amalou à Takriet, empruntant un ancien chemin carrossable longeant la rivière de la Soummam par son côté ouest. D’une longueur de 6 km, ce chemin a été terrassé durant les premières décennies de la conquête française (1840-1870) dans le but de faciliter l’implantation des colons venus en masse dans cette région. A l’époque, il a été classé chemin vicinal ordinaire par l’administration française, il servait aux colons pour acheminer leurs récoltes vers les grands marchés hebdomadaires d’Akbou et de Sidi Aïch. L’élargissement de la route s’est fait sur les terrains bordant le chemin ; il atteint en certains endroits 10 mètres, et suite aux préoccupations et aux nombreuses réclamations des propriétaires terriens un responsable de la subdivision des travaux publics de Seddouk, rencontré sur les lieux, dira : « Nous avons fait en sorte d’élargir cette route depuis Akhenak tout en respectant le plan établi concernant l’endroit séparant la commune de Seddouk et de Souk Ouffella ; nous allons veiller à ce que cet élargissement soit équitable : 1,5 m de chaque côté ».
Dans l’attente que cette route permette de désenclaver le trilatère Akhenak, Tamokra et Amalou et désengorger la ville d’Ighzer Amokrane, surtout en jour de marché, les fermiers, eux, se demandent et s’inquiètent : ce projet ne perturbera-t-il pas la paisibilité et l’environnement de la région en transformant leurs fermes en dépotoirs à ciel ouvert, comme c’est le cas dans plusieurs endroits au bord de la Route national n°24 ?
Ikhenache S.
