Les terminales dans l’impasse

Les terminales ont reçu lors du premier trimestre de l’année scolaire des notes catastrophiques dans toutes les filières, surtout les matières essentielles. Face à cette situation critique, les terminales s’intriguent sur l’épreuve du baccalauréat et cherchent auprès de leurs professeurs et directeurs d’établissement les causes responsables de ces résultats et expriment leur mécontentement à chaque occasion qui se présente. « Ceux qui ont la moyenne dans chaque classe se comptent sur les doigts d’une main », dira un lycéen. On s’est rapprochés du nouveau lycée Maâla de Sidi Aïch pour répondre aux interrogations des élèves de terminale. Le proviseur estime que les résultats négatifs reçus lors du premier trimestre sont liés directement à deux facteurs : externes et internes. Pour les facteurs internes, le directeur dit que les enseignants rencontrent beaucoup d’obstacles, telle la charge du programme, le manque d’expérience, et ne maîtrisent pas encore les nouvelles techniques de l’enseignement. Tous les éléments perturbent l’enseignant et influent d’une manière négative sur la méthode de travail, ce qui engendre cette chute. Mlle B. F., prof. de comptabilité intervient en disant que le livre scolaire n’est pas la seule référence pour l’enseignant. « Il existe des guides scolaires à la portée des terminales qui sont plein d’erreurs et de faute et différents dans le contenu du livre scolaire ». Tout cela paralyse l’enseignant et installe un manque de confiance entre l’élève et son enseignant. Avec une moyenne générale de 08,26 en comptabilité et 05,77 en mathématiques, la classe gestion et économie à Maâla s’est adressée au directeur pour attirer son attention et demander de l’aide pour dépasser cette impasse. « Dans le but d’orienter les enseignants vers les nouvelles méthodes d’enseignement, nous avons préparé au sein de notre établissement des fiches de visite des classes à la présence du directeur pour s’assurer que les enseignants accomplissent leurs tâches et que les élèves assimilent les cours sans difficultés et sans complication », dira le directeur. Et d’ajouter. « Nous agissons dans l’intérêt de l’élève et l’enseignant et nous mettons toutes les conditions nécessaires pour améliorer les résultats scolaires » conclut-il.

Amel Djouadi