Lors de la réunion tenue avant-hier au niveau du siège de la mairie de cette localité, les bénéficiaires de cette aide, après avoir écouté le compte rendu des nouvelles dispositions régissant cette formule, rapportées par les représentants du secteur de l’agriculture et de la subdivision de la construction, n’ont pas caché leur mécontentement face à ces décisions en porte-à-faux avec la réglementation. Ce qui a irrité le plus ces bénéficiaires reste l’exigence de certains travaux supplémentaires non inclus dans le permis de construire.
A la fin de la réunion, le maire que nous avons abordé nous a déclaré : « Franchement, je n’arrive pas à comprendre cette attitude de deux poids deux mesures. Il me semble que les services chargés de ce dossier veulent encourager la construction illicite en obligeant un citoyen d’apporter des travaux supplémentaires non prévus dans le plan, ce qui pourrait inéluctablement provoquer des désagréments au voisinage ou à l’utilité publique. De l’autre côté, on interdit au même citoyen à apporter la moindre modification, aussi minime soit-elle. «
Notons également que ces décisions « arbitraires » viennent de tomber tel un couperet au moment où ces bénéficiares s’attendaient à une hausse dans le montant de cette aide. Tous, et à l’unanimité, déclarent qu’avec les prix des matériaux de construction qui ont prix l’ascenseur, les 50 millions de centimes octroyés par l’Etat restent très insuffisants pour bâtir une maison. L’un d’eux justifie ces propos en disant : « Le fer est passé de 1 800 à 5 600 DA. Le ciment qui était cédé avant pour
520 DA est passé à 800 DA le quintal. Comme si cela ne suffisait pas, nous voilà exposés à d’autres difficultés buraucratiques qui nous imposent d’autres travaux supplémentaires ! » Enfin, les bénéficiaires comptent saisir les autorités compétentes dans l’espoir de trouver une issue à cette impasse.
M. Smail
