Le blocage des APC perdure

Dans la seule wilaya de Béjaïa, quatorze assemblées communales ne fonctionnent pas encore normalement pour la non installation de l’exécutif et des commissions.

Cette situation pénalise, à plus d’un titre, le citoyen. Le blocage ne peut être imputé aux seuls partis que vu des élus indépendants se retrouvent à la tête de certaines de ces communes. Ces présidents n’arrivent pas à faire approuver leur exécutif malgré leurs multiples tentatives, à l’image de l’APC d’Aokas qui a, à son actif, quatre délibérations rejetées.

De Melbou à Ighil Ali en passant par Chemini et Aït Mellikèche, les APC sont présidées par différentes tendances. A titre d’exemple, Souk El Ténine est sous la coupe du FFS avec une majorité relative de quatre sièges sur neuf. Aokas sous la coupe du RCD avec la même majorité relative. Chemini est présidée par un élu de tendance FLN avec deux sièges sur neuf mais avec le plus grand nombre de voix. Aït Mellikèche présidée par un indépendant avec deux sièges sur sept, lequel d’ailleurs avait tenu une seule délibération laquelle n’avait pas été approuvée et enfin Ighil Ali présidée par un élu RND avec une majorité relative de quatre sièges sur neuf et ayant tenu deux délibérations également rejetées.

L’absence d’entente, semble prouver que ces situations n’ont rien à voir avec une idéologie politique partisane mais qu’elle serait plutôt une question de personnes.

Des communes ont fait appel au mouvement associatif pour le faire participer à la gestion de la collectivité mais hélas, ce dernier ne peut approuver les délibérations ni remplacer l’exécutif et les commissions communales.

Par contre, on peut citer le cas de la commune de Chemini qui a réussi à installer les commissions permanentes sans toutefois arriver à le faire pour l’exécutif. « Nous avons installé toutes les commissions composées d’élus de toutes les tendances et nous fonctionnons normalement mais sans l’exécutif », nous dira M. Houari, maire FLN de cette commune. Cette assemblée est composée de deux élus FLN, de six élus indépendants de trois listes différentes avec deux sièges chacune et d’un élu du RCD. Cette situation permettra-t-elle une bonne gestion des affaires communales.

Un trimestre est presque passé depuis les élections, le blocage perdure et les citoyens en souffrent. S’il y a une lueur d’espoir pour certaines APC de trouver un terrain d’entente dans les prochains jours, apparemment il n’en est pas de même pour une bonne dizaine, ce qui poussera immanquablement le wali à prononcer leur dissolution et décider l’organisation d’autres élections, conformément au code communal.

A. Gana