Il ne se passe pas de semaine sans que sur l’autoroute de l’est, notamment sur les tronçons Alger-Tizi Ouzou et Alger Béjaïa, la route ne soit obstruée par quelque camion, étalé de tout son long sur l’autoroute. Il faut alors plusieurs heures pour tirer les poids lourds sur le côté ou enlever les tonnes de sable, de gravier ou de briques qui parsèment la chaussée. De longues heures d’attente pour les voyageurs, pris au piège dans leurs voitures ou les bus. Et encore heureux que le camion, surchargé ou faisant de la vitesse se soit « contenté » d’un renversement : parfois, hélas, le poids lourd frappe de plein fouet d’autres véhicules… Il semble que la cause fréquente de ces accidents mettant en cause des poids lourds soit la surcharge des véhicules : les camionneurs, pour augmenter leurs gains et pour ne pas avoir à effectuer plusieurs trajets chargent au maximum les véhicules. Et il suffit de s’engager sur un terrain accidenté pour que le poids déstabilise le véhicule. Il y a aussi l’entretien et l’usure des mêmes véhicules, épuisés par les charges excessives. Mais les problèmes d’ordre technique sont loin d’âtre la seule cause des dérapages et des accidents tragiques. Certains poids lourds même transportant de lourdes charges, s’adonnent sur les routes à la course, doublant d’autres poids lourds ou même des voitures légères. Quant à l’interdiction de rouler à gauche, elle est enfreinte par presque tous les poids lourds. Et les nouvelles dispositions du code de la route ne semblent pas avoir découragé ces chauffards: il suffit qu’ils s’assurent qu’il n’ y a pas de barrage de gendarmerie dans les environs pour faire ce que bon leur semble. Et comme on ne peut pas mettre un gendarme à chaque bout d’autoroute…
S. Aït Larba
