Neiges tardives et désagréments

Les Ath Irathen ont été surpris en ce premier week-end de mars de trouver un blanc manteau de neige atteignant 20 cm d’épaisseur.

Cette neige tardive est tout de même accueillie favorablement car apportant son secours hydrique à une terre précocement assoiffée par une longue période de chaleur quasi estivale.

Cela n’est pas sans quelques désagréments. Beaucoup d’élèves n’ont pu rejoindre leurs classes, notamment à partir des villages, le transport scolaire n’ayant pu fonctionner. Certaines écoles villageoises ont préféré fermer, d’autres ont fourni aux élèves présents le réconfort d’une boisson chaude. Cette neige même modeste n’a pas failli à sa tradition de provoquer une perturbation grave du transport car les engins de déblaiement municipaux n’ont pu relever et à temps le défi du dégagement de toutes les voies, et les stations de taxis et fourgons étaient désespérément vides toute la matinée.

Par ailleurs, cette neige printanière est redoutée par les apiculteurs. Mohand, apiculteur chevronné, dira : « Les abeilles ont déjà éliminé la propolis avec laquelle elles ont calfeutré la ruche pour se protéger du froid pendant tout l’hiver. Aussi, cette baisse spectaculaire de température peut les surprendre et provoquer une forte mortalité surtout si elle venait à perdurer ».

Sur le plan végétal, le cerisier, espèce à floraison délicate, n’a pas encore exhibé ses belles fleurs blanches. Même les variétés hâtives sont encore au stade de déboutement.

Les propriétaires de cerisaies ne s’inquiètent donc pas outre mesure de cette brusque effraction hivernale.

Ce ne sera que dans quelques jours, quand la floraison aura lieu. Une pluie abondante, la neige ou la grêle pourront avoir des effets dévastateurs et hypothéquer la production.

M. A.