A l’instar de plusieurs régions du pays, la commune d’El Esnam s’est revêtu d’une robe blanche à « tissu neigeux » durant le week-end dernier. Les importantes chutes de neige qui ont fondu ensuite, donnant des quantités considérables d’eau, ont fait énormément plaisir aux paysans, lesquels ont vu leurs champs arrosés au moment propice. Toutefois, la peur était de mise lorsque la neige avait commencé à tomber car les cultivateurs redoutaient les dégâts causés par la neige en 2003, d’autant plus que ses séquelles sont toujours dans les esprits, mais les craintes se sont rapidement dissipées lorsqu’il s’est avéré que la matière blanche qui tombait du ciel était porteuse d’espoir. « La neige de 2003 a été un ensemble d’acides concentrés, ce qui s’est répercuté négativement sur les champs et les arbres. Celle de cette année était une eau précieuse compressée tombée sous forme de neige », a commenté un fellah. Cependant, de pareils bouleversements du climat ne font pas le bonheur des citoyens sur un autre chapitre car, et comme à l’accoutumée, ces derniers sont confrontés à des conséquences amères résultant de la circonstance. La générosité du ciel a forcé les citoyens à adhérer à la contrainte de la rareté et la cherté des matières et services de première nécessité. Ce week-end de neige a marqué la flambée des prix des fruits et légumes, celui des volailles n’a pas dérogé à la règle en avoisinant les 300 DA/kg, la pénurie de la bonbonne de gaz a été elle aussi l’ingrédient de l’adversité. Aussi, il convient de signaler les coupures d’électricité qui ont duré longtemps dans certains endroits suite aux dégâts subis par les réseaux électriques.
Depuis toujours et faute de plans anti-catastrophe climatique, les citoyens subissent et continueront à subir, sauf si un jour les choses deviennent normales. En attendant, la misère continue.
M. Ali
