L’établissement scolaire manque d’infrastructures sportives pour la pratique de l’éducation physique, une matière prévue à l’examen du BEM. Les élèves pratiquent cette discipline dans des conditions lamentables. Seul un terrain vague est aménagé par les élèves et les professeurs de la discipline avec l’aide de l’association des parents d’élèves qui a collaboré en octroyant une somme d’argent pour acquérir du « tuf » que les élèves ont répandu sur toute la surface. Néanmoins, cette matière est boueuse et impraticable en hiver, notamment pendant et après les pluies. Durant toutes ces journées, les élèves sont regroupés dans une salle de classe. Les professeurs comblent le temps en donnant des cours théoriques qu’ils expliquent au tableau. Ce procédé est valable pour l’apprentissage des règles du jeu et des lois mais inconcevable pour un exercice physique, à un tir au but ou à un saut.
Le CEM ne dispose ni d’un terrain de jeu ni d’une fosse pour effectuer des sauts en longueur ni d’une salle où les élèves pourront s’habiller et s’entraîner en temps pluvieux. Ces infrastructures créent chez les élèves l’envie de travailler, d’exercer et de se préparer aux épreuves du BEM-sport prévu pour le mois de mai prochain.
Si l’élève ne s’entraîne pas au lancer du poids, au saut en longueur, comment demanderait-on aux apprenants d’exécuter des mouvements qu’ils devront répéter le jour « J » ? Pour ce qui est des moyens pédagogiques, le CEM ne dispose que d’un matériel datant de plusieurs années. A titre d’exemple, les panneaux de basket-ball sont réalisés par des planches fixées les unes aux autres.
Il faut souligner aussi que l’APC de Djebahia est démunie d’infrastructures sportives où les jeunes pourront pratiquer le sport, se divertir et s’épanouir.
Dans un passé récent, les meilleures élites et les champions avaient émergé du sport scolaire. La dotation des établissements scolaires, notamment les anciens CEM et lycées, est une nécessité absolue afin de permettre une pratique sportive et redonner au sport son blason d’antan.
A. Bouzaidi
