Le taux national des citoyens ne sachant ni lire ni écrire demeure très élevé. Estimées à 6,8 millions de personnes, les analphabètes en Algérie ne peuvent être ignorés.
Inquiétant ce constat établi et cela sans pour autant verser dans la fatalité. En effet le taux d’analphabétisme en Algérie a atteint des proportions alarmantes, ainsi et d’après un responsable du ministère de l’Education, 23,2 % des Algériens souffrent d’illettrisme et d’analphabétisme. Ce qui représente plus de 6,4 millions et ce, en se référant à une étude effectuée en 2007 auprès de 35 000 ménages. L’Algérie fait partie des pays les plus touchés par ce phénomène au Maghreb et en Afrique. Les différentes solutions prévues et mises en place pour l’alphabétisation ne sont pas efficaces et sont insuffisantes. Pour les spécialistes l’analphabétisme est bel et bien un phénomène structurel installé dans la durée tant que la scolarisation universelle n’est pas atteinte et que les déperditions scolaires précoces ne sont pas jugulées. Ainsi, c’est dans les pays les plus pauvres que le taux d’analphabétisme est le plus élevé et où la misère, les traditions et les mœurs se côtoient.
Et pourtant l’ampleur du phénomène a régressé depuis dix ans de 32% à 22%. Les raisons de ce taux élevé restent très complexes pour qu’il soit prudent de se fier à quelques données superficielles. La non scolarisation des enfants en âge de l’être et la descolarisation des enfants en cours de scolarité obligatoire, la misère et les traditions restent les principales raisons.
La loi portant « obligation scolaire » est pourtant claire à ce sujet : tout enfant qui atteint l’âge de six ans doit être obligatoirement inscrit à l’école primaire de son lieu de résidence. C’est un droit fondamental de l’enfant, et personne ne peut le lui enlever, et une obligation tant pour les parents que pour l’Etat, qui ne peuvent l’ignorer. Donc voilà un niveau d’intervention que l’on ne doit pas négliger. Il faut systématiser les vérifications et contrôles des inscriptions scolaires à comparer avec les registres de l’état civil.
La responsabilité incombe surtout aux parents qui n’ont pas le droit d’empêcher la scolarisation de leurs enfants des deux sexes, c’est un droit le plus fondamental.
Ainsi cette enquête a établi un constat amer de la scolarisation des enfants en Algérie. Ils estiment que les dépenses que la scolarisation des enfants battent en brèche la gratuité de l’enseignement et que les mesures de soutien à la scolarisation sont le plus souvent défaillantes. La gent féminine reste la plus touchée par le phénomène, ainsi un intérêt particulier sera également accordé à la femme et aux populations des zones rurales. En plus de ces critères de classement, la population devant être alphabétisée sera répartie en deux catégories.
La première catégorie dite «structurée», sera organisée au sein d’une collectivité professionnelle. L’association algérienne d’alphabétisation Iqraa dénonce l’absence de contrôle concernant l’obligation de scolarité par le secteur de l’éducation, les services de police, de gendarmerie et par les collectivités locales.
Dans ce sens, le ministère de l’Education a déclaré qu’un texte de loi est en préparation pour transmettre des prérogatives à toutes ces parties afin qu’elles puissent obliger les parents à scolariser leurs enfants.
Ainsi pour réduire la dimension du phénomène, il faut bien plus que des journées de sensibilisation. Alors tout reste à faire depuis l’enfance où un suivi est plus que nécessaire pour atténuer l’hémorragie.
Merbouti Hacene
