Malgré les faibles moyens, matériels et financiers, dont elle dispose, la section handball du MBB fait honneur au club et à la commune. Etant en Nationale I “B”, les handballeurs jouent les premiers rôles et la possibilité d’accéder à l’échelon supérieur n’est pas une chimère. Il suffit d’assister à leurs matchs pour réaliser combien, les joueurs, le staff technique et l’équipe administrative de la section méritent toute l’attention. Lorsqu’on sait que les Belkacemi, Khelfou, Aït Rached, Kaci, Tabouni et consorts se sont imposés chez des adversaires tels que le CR Draâ Ben Khedda et le HC Béjaïa, qui sont classés deuxième juste derrière le leader. On ne peut qu’avoir du respect et de la considération pour eux, lorsqu’on voit des équipes telle que l’IRB Chorfa vêtue de la tête aux pieds d’un même équipement et doté de survêtements “dernier cri” alors que les Bouiris se contentent du “panaché”, lorsqu’on apprend que la section handball du MBB ne bénéficie quasiment d’aucune aide financière et que les membres de la section (joueurs, entraîneurs et membres du bureau) cotisent pour le transport et la restauration, il y a de quoi dire basta ! Les responsables à tous les niveaux doivent s’intéresser de plus près à cette jeune équipe prometteuse. Qu’on assiste à leurs matchs pour s’apercevoir combien on a eu tort de sous-estimer les handballeurs.
B. Mechoub
Djeralfir Yacine, responsable de la salle omnisports :
l “Nous sommes là pour aider ces jeunes. Nous leur facilitons la tâche au maximum. En tout cas, ils le méritent vu la qualité de leur jeu et les résultats qu’ils obtiennent. Si on leur vient en aide financièrement et matériellement, je suis sûr qu’ils seront encore meilleurs. Actuellement, ils jouent avec le cœur et les tripes. Mais jusqu’à quand ?”
Mazari, entraîneur du MBB :
l “Je suis très content de cette victoire et très satisfait de la production de nos joueurs. Battre le leader n’est pas aisé et ils l’ont fait avec l’art et la manière. Je demande qu’on les aide car ils n’ont que la volonté pour progresser et ce n’est pas suffisant”.
Propos recueillis par B. Mechoub
