Les cours de soutien pour les classes d’examen lancés

« J’ai mon volume horaire complet, c’est-à-dire vingt-deux heures par semaine, mais je donne des cours. Si je le fais, ce n’est pas pour gagner des heures supplémentaires, mais c’est simplement pour mes élèves », nous a déclaré un professeur de collège. Depuis samedi, tous les établissements scolaires du primaire jusqu’au secondaire en passant par le moyen sont ouverts. « Certes, la circulaire ministérielle recommande de dispenser ces séances de soutien aux élèves qui le désirent, mais dans notre collège, il n’y a presque aucun absent. C’est un bon signe », nous a confié le directeur d’un collège de la ville. Contrairement aux cours dispensés en décembre, ceux de mars sont bien accueillis pour au moins une raison : les élèves savent pertinemment qu’il ne leur reste pratiquement que quelques semaines. Le troisième trimestre est très court. L’examen de passage en 1re AM aura lieu le vingt-sept mai, le BEM le deux juin et le bac le sept juin. D’un côté, on peut dire que cette initiative est louable mais ceux qui sont sur le terrain disent que les élèves ont besoin de repos. « Nous avons remarqué que nos élèves n’ont plus de temps pour eux. Les projets qu’on leur donne leur prennent énormément de temps. Imaginez un élève de cinquième année qui n’a plus de temps pour jouer. En principe, ces cours devraient concerner uniquement

les 4e AM et les élèves de terminale », tel est l’avis d’un enseignant du primaire. Abondant dans le même sens, un autre professeur nous a fera savoir que pour cette année, il n’y a pas eu de grèves répétées pour dire qu’il y a un retard dans l’avancement des programmes. Cependant, il faudra noter que l’esprit même de cette directive n’est pas de dispenser des cours, mais de préparer les élèves aux sujets d’examen en se basant sur les modèles mis à la disposition des enseignants. Bien entendu, cela a trait à la partie, dite d’intégration où le candidat doit investir ses acquis et son savoir-faire. En définitive, tout ce qui se fait est dans l’intérêt des élèves, quoique les enseignants semblent fatigués en raison des effectifs pléthoriques d’un côté, et des difficultés éprouvées pour s’adapter aux nouvelles méthodes, celle de l’approche par compétences.

Amar Ouramdane