Les établissements scolaires du cycle moyen et secondaire dans la daïra de Bechloul n’ont pas fermé leurs portes pour cette première semaine des congés de printemps.
En effet, les élèves des classes d’examen rejoignent comme d’habitude les bancs de l’école pour assister à des cours de renforcement d’autant plus qu’ils ne sont qu’à deux mois des examens officiels, à savoir le bac et le BEM.
Leurs enseignants respectifs, qui ont sacrifié une semaine de leurs vacances, ont programmé pour cette courte période des séances de mise à niveau permettant ainsi aux élèves de se rattraper et, en filigrane, mieux assimiler les cours dispensés par ces séances de pratique. Le collège du chef-lieu de Daïra qui compte six classes d’examen continue de fonctionner normalement et les élèves sont ponctuels.
Ce même constat est aussi valable pour celui d’El-Adjiba et de Semmache. De l’autre côté de cette circonscription, à El Esnam et At Leqser en l’occurence, les cours complémentaires ne dérogent pas à la règle.
Chaque établissement projette de décrocher un résultat honorable ! C’est tout de même une concurrence loyale.
Le lycée Khalès Slimane, situé au chef-lieu de cette Daïra, est aussi de la partie pour cette action : ses enseignants des classes de terminale se sont entendu pour sacrifier leurs journées de congé afin de répondre aux attentes de leurs élèves. Il faut dire que cet engagement des professeurs vient à point nommé pour soulager les souffrances d’un bon nombre de candidats issus des familles nécessiteuses. Pour rappel, dans les différentes villes de la wilaya, des enseignants lançaient des cours de soutien avec une contrepartie financière. Beaucoup d’élèves aisés s’inscrivaient et la majorité finit souvent par réussir à l’examen. Cependant, d’autres apprenants se contentent uniquement des cours dispensés dans leurs établissements car leur situation ne leur permet pas d’en bénéficier à l’instar de leurs camarades.
Alors, cette initiative, qui mérite des encouragements, permet à tous les candidats issus des différentes couches sociales de bénéficier de cette opportunité en compagnie de leurs enseignants sans pour autant verser un seule sou. « L’enseignant n’est-il pas sur le point d’être un prophète ? » Ahmed Chawki l’a portant si bien dit !
M. Smail
